Lancement de la « Semaine de la femme » à Kinshasa

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Goma 8 mars 2011 J Bompengo (3)La ministre de la Femme, Famille et Enfant, Lucie Kipele Aky Azua, a ouvert hier lundi 28 mars 2016 au centre catholique Béthanie, dans la commune de Gombe, un atelier de trois jours d’activisme sur les droits de la femme, l’autonomisation de la femme, les violences faites aux femmes et la lutte contre le mariage précoce, en présence du représentant a.i de l’UA en RDC, Bréhima Traoré, et du coordonnateur national de la CEPFE, le professeur Mangalu Mobhe . Cette activité organisée par la Cellule d’études et de planification de la promotion de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant (CEPFE) est une initiative conjointe du ministère de tutelle et du bureau de liaison de l’Union  Africaine en RDC,  qui vise à dégager les obstacles qui retardent l’amélioration de la situation de la femme, à imaginer des stratégies et mécanismes à mettre en place pour relever tous les défis et accélérer l’autonomisation économique et la participation politique de la femme.

Pendant ces trois jours, il est question pour les différentes parties prenantes, de réfléchir sur la meilleure manière de concrétiser la volonté politique des Chefs d’Etats Africains exprimée dans le cadre de la décennie africaine de la femme et qui voudraient voir s’améliorer la situation de la femme africaine, notamment à travers
son autonomisation économique.

Dans son mot d’ouverture, Lucie Kipele Aky a indiqué que la lutte pour l’amélioration de la situation ou condition de la femme n’est pas seulement un combat idéologique des femmes pour conquérir leurs droits longtemps bafoués, mais elle s’inscrit désormais dans le paradigme du développement durable. Cela du fait que, a-t-elle soutenu, de nos jours, aucune nation au monde ne peut prétendre améliorer de manière substantielle la situation de sa population si les préoccupations liées à la femme (autonomisation économique, participation à la
gouvernance politique et économique, etc.) ne sont pas prises en compte.

La ministre de la Femme, Famille et Enfant a expliqué qu’au delà des efforts remarquables fournis par le gouvernement de la République avec l’appui des partenaires techniques et financiers et des organisations de la société civile, et considérant de nombreuses études menées à travers le pays, beaucoup d’actions restent encore à réaliser pour parvenir à une égalité absolue homme-femme d’ici 2030 comme l’indique clairement le thème national de ce mois de la femme 2016.

Après avoir adressé ses encouragements aux participants à l’atelier, elle a pris l’engagement de ne ménager aucun effort pour traduire en actes, les recommandations qui seront issus des travaux.

Selon Bréhima Traoré, les chefs d’Etat  ont déclaré 2016 l’année africaine des DH avec un accent particulier sur les droits de la femme. La parité, a-t-il expliqué, est une réalité palpable au sein de l’UA où sur 10 commissaires composant le leadership de cette institution, 5 sont des femmes. Il a noté à cet effet que l’impact négatif des conflits et mariages précoces sont des freins au développement et à l’émancipation de la femme. D’où l’organisation de cet atelier de 3 jours pour résoudre ces problèmes.

Pour sa part, le coordonnateur national de la CEPFE, le professeur Mangalu Mobhe Agbada, a salué dans son mot de bienvenu, la collaboration entre le ministère et l’UA. Il a noté que ces échanges et débats devront aboutir notamment à : L’identification des obstacles qui entravent la mise en œuvre effective des instruments juridiques sous-régionaux, régionaux et internationaux relatifs à la protection des droits des femmes ; la proposition des mécanismes pour améliorer l’internalisation, l’appropriation et la mise en œuvre des instruments pertinents des organisations sous-régionales, de l’Union africaine et des Nations Unies protégeant les droits des femmes et des filles ; etc.

Myriam Iragi