L’Anapi envisage de battre campagne auprès des hommes d’affaires congolais

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ANAPILe développement de la RDC doit être avant tout l’affaire des Congolais.  L’Anapi qui tient à booster le secteur de la promotion des investissements, envisage de susciter de nouveau l’intérêt des hommes d’affaires de notre pays, basés dans toutes les provinces, mais aussi de nos compatriotes de la diaspora.  Ces derniers, comme on le sait, représentent un groupe important disséminé dans plusieurs pays dont on n’ignore pas l’apport inestimable à l’amélioration des conditions de vie de certains ménages. Et comme l’avait relevé dernièrement l’Office mondial des migrations, les fonds en devises transférés par an par les membres de la diaspora congolaise vers leurs familles restées au pays,  s’ils étaient investis dans plusieurs projets, pourraient aider à coup sûr à créer des emplois et lutter contre la pauvreté. Malheureusement, ces fonds servent plus à la consommation et à résoudre des cas sociaux, notamment couvrir des frais de funérailles, assurer des soins de santé et payer des frais de voyage pour l’intérieur du pays. C’est là une niche que l’Anapi voudrait exploiter au maximum.

 Lors de la présentation du Plan stratégique de l’Anapi 2014 – 2017, le professeur Matthias Buabua wa Kayembe, directeur général de cette agence, l’a souligné avant d’annoncer une série d’actions qu’il entend lancer pour que les compatriotes disposant des fonds à l’étranger, puissent songer à venir investir au pays. Car, il y va du développement national. Cet appel est si pressant, surtout que depuis plus de cinq ans, l’on constate malheureusement que la majorité des investissements enregistrés à son agence, proviennent des expatriés qui se retrouvent ainsi dans tous les secteurs, des mines à l’agroforesterie, en passant par l’industrie manufacturière, les télécommunications, les bâtiments et les services.

            C’est pour matérialiser cette volonté de voir les Congolais investir dans tous les secteurs, que le directeur de promotion de l’Anapi, Adolphe Bitenu, envisage de renforcer les mécanismes promotionnels pour attirer davantage les investissements vers notre pays. Avec la bénédiction du directeur général, il préconise d’améliorer le service d’accueil aux investisseurs, depuis leur arrivée à l’aéroport international de Ndjili ou au Ngobila beach, leur encadrement pour des audiences auprès des autorités, l’organisation des rencontres d’affaires avec leurs partenaires éventuels, l’élaboration des programmes des visites des entreprises et des sites où pourraient être implantés leurs projets industriels. Avec sa cartographie économique et ses nombreuses publications sur les potentialités économiques de chaque province, l’Anapi demeure, comme on peut s’en rendre compte, la voie de passage obligée avec ses techniciens outillés capables d’orienter les investisseurs locaux ou étrangers vers leurs domaines de prédilection. C’est donc un organe-conseil qui, fort de sa longue expérience, a su guider des investisseurs vers des provinces et des sites où leurs projets n’allaient pas connaître des problèmes énergétiques, ni ceux d’évacuation de leurs produits.

            Le directeur de promotion Adolphe Bitenu a depuis sa nomination à ce poste, réactualisé les principales publications promotionnelles de l’agence, permettant ainsi aux investisseurs potentiels de trouver les réponses appropriées aux premières questions qu’ils se posent quand ils envisagent de venir faire la prospection dans notre pays. Mais là ne s’arrête pas sa détermination d’offrir une plus grande visibilité aux immenses ressources naturelles dont regorge la RDC. C’est dans ce cadre qu’il entrevoit la préparation des documentaires qui éclairent d’un jour nouveau, les réalités économiques de la RDC avec toutes les facettes de ses potentialités dont la plupart sont insuffisamment exploitées et n’attendent que des investisseurs pour être mises en valeur. Avec cette panoplie des supports, les investisseurs peuvent, à partir de leurs lieux de résidence, avoir une vision exacte des réalités économiques de la RDC, les avantages qu’offre le code des investissements et les facilités octroyées aux projets agréés à ce code.

            Le directeur Adolphe Bitenu reste toutefois convaincu que l’avenir économique de la RDC réside dans les petits projets. Ce créneau qui ne requiert pas de gros moyens financiers, peut en effet, accueillir les opérateurs économiques de l’informel soucieux de développer leurs activités, afin de s’insérer dans le secteur formel. Mettant à profit les instructions particulières lui données par le directeur général, il nourrit l’idée de la sensibilisation de ces milieux économiques qui exploitent des «  activités souterraines » n’apportant rien au trésor public, pas que draînent cependant des fonds importants et ne sont pas bien encadrés. Car, c’est à partir de micros-entreprises que l’on peut reconstituer le tissu économique détruit après les tristes pillages de 1991 et de 1993.

J.R.T.          

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