L’an 1 de l’Accord-cadre : la RDC a encore des défis à relever

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Francois_Maumba_Mwamba_Kinshasa_Congo_MLCL’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RD Congo et la Région des Grands-lacs signé à Addis-Abeba le 24 février 2013 par la RD Congo et 10 autres Etats de la Région, le secrétaire général des Nations-Unies, la présidente de la Commission de l’Union africaine(UA), le président de la SADC et le président en exercice de la CIRGL a commémoré, hier lundi 24 février 2014, son 1er anniversaire.

 Sur fond d’une conférence-débat tenue dans la salle des conférences internationales du ministère des Affaires étrangères, le coordonateur du Comité exécutif du Mécanisme National de Suivi de cet accord (MNS), François Muamba Tshishimbi, a révélé à l’assistance les défis auxquels la RDC est confrontée dans sa mise en œuvre. Dans le lot, il y a l’élaboration des plans de mise en œuvre de l’Accord et les plans sectoriels qui nécessitent des moyens conséquents et une approche globale.

Concernant les Déclarations de Nairobi qui ont consacré la « fin de la guerre à l’Est », le numéro 1 du MNS a renseigné que, conformément à la Feuille de route élaborée et suivie par sa structure, le gouvernement est en train d’exécuter avec diligence ses engagements. Et pour preuve, il a cité notamment la promulgation de la loi portant amnistie et les contacts préalables au rapatriement des ex-combattants M23 qui sont en cours, l’élaboration par le gouvernement, sous l’égide du Chef de l’Etat, d’un Programme intégré de reconstruction des territoires post-conflits.

Somme toute, François Muamba a tenu à louer la collaboration qui se poursuit avec l’ensemble des partenaires de la RDC pour qu’en fin mars de cette année, la RDC puisse se doter d’un Plan d’action global, correspondant à la mise en œuvre de tous ses engagements nationaux.

Accord rejoint par le Kenya et le Soudan depuis le dernier sommet d’Addis-Abeba, il est articulé sur 3 niveaux (international, régional et national).

Au niveau international, il y a lieu de noter, entre autres, l’engagement de revitaliser la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL), la nécessité de revoir la stratégie de la Monusco afin de renforcer son appui au gouvernement congolais face aux enjeux d’ordre sécuritaire et d’expansion de l’autorité de l’Etat, etc.

            Au plan régional, les Etats ont renouvelé leur engagement à ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures des autres Etats voisins ; ne pas tolérer, ni fournir une assistance ou un soutien quelconque à des groupes armés ; respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale des Etats voisins; renforcer la coopération régionale ; etc.

            Quant au gouvernement de la RDC, rappelons-le, il s’était engagé à promouvoir les objectifs de réconciliation nationale, de tolérance, et de démocratisation ; d’effectuer des progrès en ce qui concerne la décentralisation ; de continuer et d’approfondir la reforme du secteur de la sécurité, en particulier en ce qui concerne l’armée et la police ; de consolider l’autorité de l’Etat, en particulier dans l’Est de la RDC, y compris en empêchant les groupes armés de déstabiliser les pays voisins ; de promouvoir le développement économique, y compris au sujet de l’expansion des infrastructures et de la fourniture de services sociaux de base ; de promouvoir la réforme structurelle des institutions de l’Etat, y compris la réforme des finances.

Tshieke Bukasa

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