Lamuka : ne brûlons pas la «maison commune» !

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Des millions de Congolaises et Congolais de sang, témoins des douleurs d’enfantement de notre démocratie depuis le 24 avril 1990, ont ressenti une immense joie le 30 décembre 2018 car, pour la troisième fois après 2006 et 2011, notre peuple était appelé à exercer son droit de « vie ou de mort politique » sur les futurs animateurs de ses institutions. Ils étaient tout heureux de voir s’éloigner à jamais de notre espace politique le spectre des « candidatures endossées par le Comité Central du MPR (Mouvement Populaire de la Révolution) » et des « élections par acclamations ».

Malheureusement, leur joie d’avoir assisté, de leurs propres yeux, à la passation civilisée du pouvoir entre un Président de la République sortant, et son successeur entrant, tous deux élus par le souverain primaire, commence à avoir un goût amer. Et pour cause ?

            Ils sont déçus par l’attitude des leaders de Lamuka, la coalition ayant soutenu la candidature de Martin Fayulu à l’élection présidentielle. Tout en reconnaissant à ce candidat malheureux le droit d’avoir contesté la « vérité des urnes » par une requête introduite en bonne et due forme à la Cour Constitutionnelle, on lui reproche cependant d’avoir commencé par rejeter les règles du jeu – non à la machine à voter, non à l’organisation des élections par une Ceni aux ordres de la Majorité Présidentielle, non à un fichier électoral pollué – avant de souscrire, en catastrophe, à la participation aux élections avec la machine à voter, avec une Ceni pilotée par Corneille Nangaa et plus de dix millions d’électeurs fantômes.

            Les leaders de Lamuka savaient pourtant ce qui les attendait après avoir accepté les règles du jeu, à savoir que la compilation et la proclamation des résultats provisoires seraient faites par la Commission Electorale Nationale Indépendante et les résultats définitifs proclamés par la Cour Constitutionnelle, deux institutions entièrement contrôlées par l’ancienne Majorité au pouvoir.

            On rappelle qu’avant d’en arriver aux élections, la grande crainte des millions de Congolaises et Congolais résidant au pays et à l’étranger était le tripatouillage des résultats en vue de faire triompher le dauphin de Joseph Kabila à la présidentielle, nous avons cité Emmanuel Ramazani Shadari. D’où la multiplication d’appels à l’unité de l’Opposition et son rassemblement autour d’un « candidat commun » ainsi qu’à la surveillance étroite des opérations de vote et de compilation des résultats.

            C’est du reste en vue de maximiser les chances des candidats de l’Opposition qu’avait germé l’idée de la mise en place d’une méga plate-forme électorale, dont la concrétisation s’était soldée par un cuisant échec en novembre 2018 à Genève. Car, après la signature de l’acte de naissance de « Lamuka » par Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito, Freddy Matungulu, Martin Fayulu, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, les deux derniers cités avaient été contraints, sous la pression de leurs « bases », mais aussi après s’être rendus compte, selon eux, avoir été roulés dans la farine, de renier leurs signatures. D’où leur décision de créer une plate-forme électorale parallèle, dénommée « Cach » (Cap pour le Changement).

            L’on peut noter, à l’analyse, que « Lamuka » et « Cach » visaient en fait le même objectif : la victoire de l’opposition contre leur adversaire commun, à savoir Ramazani Shadari, le candidat de la Majorité. Logiquement, les leaders de l’Opposition, toutes tendances confondues, devraient se réjouir d’avoir atteint leur objectif commun, qui était le changement de gouvernance au sommet de l’Etat, avec un des leurs au pouvoir, nous avons cité Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

            Quelle est la mission de ce dernier ? Rappelons, de manière ramassée, quelques éléments essentiels de la campagne électorale de Lamuka et Cach : restaurer l’Etat de droit, éradiquer les antivaleurs (corruption, concussion, détournements des deniers publics), lutter contre la pauvreté, sauvegarder l’unité nationale en réconciliant les filles et fils de ce pays avec eux-mêmes, libérer les prisonniers politiques et d’opinions, libéraliser les activités politiques, mettre fin au pillage des ressources naturelles et à l’évasion des recettes administratives, fiscales, douanières, domaniales et autres, réhabiliter et moderniser les infrastructures de base, créer des emplois…Bref, c’était de rompre avec le système de prédation et des injustices sociales pour bâtir un pays plus beau qu’avant. Mais si tel est le programme commun de gouvernement envisagé par l’Opposition, Lamuka ne devrait pas trop s’agiter de l’avènement de Félix Tshisekedi au pouvoir, un membre à part entière de cette famille politique.

            Qu’on laisse travailler le nouveau Chef de l’Etat pour le juger, plus tard, sur pièces, de manière à savoir s’il est resté fidèle à l’idéal du changement ou s’il n’est qu’une pâle copie du « kabilisme ».

            S’il est acquis que la RDC s’est résolument engagée dans la voie de la démocratie, Martin Fayulu et ses compagnons de lutte au sein de Lamuka devraient continuer à caresser l’espoir d’accéder au pouvoir dans 5 ans ou dix ans, voire au-delà, par des voies démocratiques. Par conséquent, on ne peut que s’inquiète des appels à la haine tribale et à la désobéissance civile échappés des gosiers de certains leaders et partisans de cette coalition politique, lors du meeting du samedi 02 févier 2019 à la Place Sainte Thérèse, dans la commune de N’Djili.

            On comprend la frustration que ressent Martin Fayulu face à ce qu’il considère comme un holdup électoral signé par la CENI et la Cour Constitutionnelle. Mais on ne partage pas son intention clairement affichée de rendre le pays ingouvernable, en divisant ses filles et fils en camps antagonistes.

            Qu’on se souvienne des dégâts directs et collatéraux de l’épuration ethnique déclenchée contre les originaires du Grand Kasaï en 1992, sous la direction de Gabriel Kyungu, avec la bénédiction du Maréchal Mobutu, foncièrement opposé à l’avènement d’Etienne Tshisekedi à la Primature et à l’exécution des Résolutions de la Conférence Nationale Souveraine (CNS).

            Morts, maisons brûlées ou confisquées, petites et moyennes entreprises fermées ou sabotées, licenciements sans préavis de la Gécamines, refoulement en masses par trains, véhicules ou à pieds : tel était le décor apocalyptique d’une chasse à l’homme d’une autre époque. Croyant s’être débarrassés des «bilulu», les Katangais étaient de constater que le départ des Kasaïens avait précipité  l’asphyxie économique de leur province. Bien que des faits aussi graves soient restés impunis, ce feuilleton douloureux mérite d’être exhumé pour permettre à ceux qui versent aujourd’hui dans des propos xénophobes d’en tirer les leçons qui s’imposent.

            Ne brûlons pas la « maison commune car si la RDC est effacée de la carte géographique de notre planète, que dirions-nous aux pères de l’indépendance s’ils nous interpellaient au sujet d’un tel gâchis ? Quelle réponse donnerions-nous à Kasa-Vubu, Lumumba, Mobutu et Mzee Laurent Désiré Kabila face à notre « bêtise commune » ?

            D’où Martin Fayulu et ses alliés de Lamuka devraient faire preuve d’un minimum de retenue car, de même qu’il y a une vie après la présidence de la République, il y a également une vie après une défaite à la présidentielle.

                                                Kimp

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Rubrique : Point chaud

Lettre ouverte à un prêtre

Bonjour Père Alain,

          Je suis très flatté par votre analyse et impressionné par l’interprétation que vous faites du parallélisme entre la CENCO et la CENI. Je comprends de votre exposé que vous implorez la CENI en masquant mal votre démarche tantôt comme une demande piégée sous forme de défi ; tantôt comme une revendication que la loi impose à la CENI mais les deux avec la même finalité : «Vous aider à posséder les procès-verbaux» qui vous font défaut.

Révérend Père, n’étant ni éligibles ni organisateurs et encore moins coorganisateurs, souffrez que je vous rappelle que le pas que vous avez initié est réservé aux seuls candidats que la CENCO et vous-même n’êtes pas.

Quel est alors votre intérêt dans cette démarche ?

          Votre qualité d’observateur vous interdit d’accéder aux procès-verbaux que vous n’avez pas en conséquence le moindre droit de signer. Soit vous les avez en violation de la loi, vous êtes donc peu sérieux et partant, mauvais Pasteurs; soit vous ne les avez pas, vos compilations soient-elles de 99,9% n’ont qu’une valeur spéculative et donc allégations susceptibles de jeter le discrédit sur l’église, notre mère.

          La question que je me pose est de savoir pourquoi la CENCO avait une vitesse d’éclair pour publier ses allégations avant la CENI. Que cachait cette précipitation ? Pourquoi la CENCO s’était-elle tu lors du référendum constitutionnel ? Elle qui a contesté les résultats de l’élection présidentielle de 2006, comment a-t-elle réagi quand sa voix s’est avérée inaudible, de sorte que même en son sein on a noté des flagrantes contradictions allant jusqu’à obliger Mr l’Abbé Apollinaire Malumalu de se contenter du soutien de son Evêque et envoyer se promener la CENCO ? Pourquoi après la contestation des résultats de l’élection présidentielle de 2011, le Pasteur Ngoy Mulunda s’est-il vu obligé d’ignorer la CENCO au point que, l’apocalypse projetée par l’église n’a été évitée que grâce à la sagesse du Leader Maximo qui, vous coupant l’herbe sous les pieds, a invité ses électeurs et l’ensemble de la population à un éveil de conscience patriotique pour suivre la gestion du pays à la loupe, bloc-notes en main et à un paisible sommeil comparable aux nouveaux-nés ?

          Pourquoi l’église n’a-t-elle pas changé de stratégie et sollicité de se faire accréditer témoin plutôt qu’observateur dont les observations ne servent qu’à alimenter désespérément une polémique inutile ?

          Révérend Père ; 2006, 2011, 2018, l’église est toujours dans la contestation des résultats de l’élection présidentielle ! Si les autres fois les choses s’étaient passées autrement, cette fois-ci, c’est plus grave car, chacune de vos déclarations, y compris cette publication signée par vous-même, fait davantage couler le sang. Votre satisfaction se limite-t-elle à compter le nombre des morts pour mériter d’être convenablement congratulés par vos bailleurs de fonds ou pensez-vous renverser la vapeur et prendre la place de la CENI ?

          Le sang qui coule n’est pas celui de la CENI, il n’est pas celui de la CENCO ou encore moins celui des perdants ou des gagnants ! Père, c’est le sang des innocents qui coule. C’est le sang d’une pauvre femme qui vend au marché, qui revient du champ, de la source d’eau ou de la recherche du bois… C’est le sang d’un père surpris en sommeil ou d’un élève qui revient de l’école ! Que devient l’église maintenant que la préoccupation  politique  a pris le dessus sur sa mission principale ?

          Je suis catholique; ma paroisse c’est sainte Anne de la Gombe. Mon numéro est celui-ci +243997313327. Je vous promets de mettre à la disposition de la CENCO divisée, qui lutte pour refaire son unité, les listes des victimes. Peut-être que ça vous aidera à renoncer à poursuivre la défense d’une cause perdue et vous atteler à consoler les coeurs meurtris des familles éprouvées et celles qui se retrouvent endeuillées du fait de vos déclarations. Je vous remercie.

JEAN BERCHMANS KONGOLO

Président de la DECP (Dynamique pour l’Eveil de la Conscience

Patriotique)

Président de AKORDEV (Amis du Kasaï Oriental

pour le Développement)

Vice-Président du Grand Kasaï

Maître des chants

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Rubrique : Nation

EPSP : SECOPE, contrôles pour démasquer des enseignants fantômes

            Parvenir à ne payer que les effectifs réels d’enseignants et d’administratifs prestants au sein du ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et professionnel (EPSP) est le credo actuel que suivent les contrôleurs de SECOPE (Service de Contrôle et de Paie des Enseignants). Un service du ministère de l’EPSP, chargé de vérifier l’adéquation entre les postes prévus et pourvus, le personnel qui y travail, sa qualification et éviter ainsi le gonflement des effectifs. Selon les informations recueillies auprès des antennes mêmes de Secope, l’administration scolaire souffre présentement d’un dépassement des effectifs. Cette situation trouve son origine dans le passé où plusieurs gestionnaires des réseaux d’enseignement – particulièrement des réseaux conventionnés qui sont dirigés par des églises – ont engagé à tour des bras des enseignants et des administratifs qu’ils pouvaient par la suite écarter de leurs réseaux simplement à cause des raisons souvent confessionnelles et donc non valables devant l’Etat.

            Ce dernier récupérait ces agents pour leur trouver une autre affectation dans un réseau non-conventionné (officiel). 

            A cette cause se greffent aussi d’autres qui ne sont pas les moindres, notamment les engagements d’enseignants provoqués par les divers mouvements des populations – déplacement des personnes vers les centres urbains – et ceux qui sont opérés par népotisme, tribalisme etc. En outre le secteur de l’EPSP étant un domaine en constant mouvement à cause de la croissance démographique, l’Etat, – à travers son ministère de l’EPSP ou alors son ministère du Plan,- est appelé à revoir en permanence et chaque année la carte scolaire pour adapter les infrastructures scolaires à la démographie. C’est un exercice qui exige des données fraîches et précises ; donc qui exige un contrôle tatillon. C’est ainsi qu’actuellement  depuis la fin janvier et début février 2019, l’administration de Secope a lancé ses agents dans les écoles et les bureaux gestionnaires des réseaux d’enseignement non-conventionnés et conventionnés pour vérifier la réalité des effectifs figurants sur les listes de paie et écarter des agents fantômes.

Objectif : éviter de perdre des salaires et payer tous les enseignants actifs

            Evidemment, chaque agent est prié de se munir de toutes les pièces de son dossier justifiant sa présence à son poste de travail. Ceux qui bénéficient des salaires des agents démissionnaires, morts ou absentéistes doivent se justifier ou alors le gestionnaire doit s’expliquer sur l’utilisation de ces enveloppes. Il n’est un secret pour personne que nombre de gestionnaires profitent de ces salaires pour se remplir les poches. A terme, les responsable de Secope, tant au niveau provincial que national sont convaincus qu’ils peuvent présenter à la tutelle et au gouvernement les conclusions nécessaires pour la maîtrise des effectifs et de l’enveloppe salarial globale de l’EPSP et fixer la hauteur du montant à projeter pour payer les effectifs d’enseignants travaillant, mais non payés par leur employeur qu’est l’Etat congolais.

SAKAZ    

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Rubrique : Point chaud

 L’intersyndicale de la Régideso

sollicite l’implication du Chef de l’Etat dans la fourniture de l’eau potable

Au cours d’un point de presse qui s’est tenu hier mardi 5 janvier 2019 à son siège, dans la commune  de la Gombe, l’intersyndicale de la Régideso S.A a demandé au Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de s’impliquer activement pour l’amélioration des conditions de fourniture de l’eau potable. Avec le social comme cheval de batail tout le long de son quinquennat, il doit savoir que si le social est la vie, l’eau potable garantit une longue vie.

            Et, cette amélioration de la fourniture de l’eau potable ne sera possible que si l’Etat Congolais honore toutes ses factures et met fin à la délivrance des autorisations d’exploitation d’eau par des particuliers, qui installent des forages alors qu’ils sont clients de la Régideso S.A. Contrairement à la grogne observée ces derniers jours dans le secteur public, l’intersyndicale de la Régideso demande le maintien en fonction des actuels mandataires de la Régideso,  dont la volonté de stabilisation, de redressement et d’amélioration des conditions sociales des travailleurs est perceptible par tous.                                                                                                                               Yves Kadima

Concerne : Préoccupations des Vaillants Travailleurs de la REGIDESO SA.

L’honneur nous échoit de venir par la présente auprès de votre bienveillante et Haute Autorité, en votre qualité de Président de la République Démocratique du Congo et Chef de l’Etat, vous soumettre ce dont l’objet repris en concerne.

En effet, en notre qualité de syndicalistes et acteurs prépondérants de la société civile appelés à défendre les intérêts de l’entreprise et des travailleurs, il est de notre devoir patriotique et syndical de vous donner l’éclairage nécessaire sur les difficultés inhérentes de son fonctionnement qui constituent les préoccupations des vaillants travailleurs de la REGIDESO S.A.

Comme vous le savez, l’eau c’est la vie, dit-on, la REGIDESO SA est donc une Entreprise très sensible et hautement stratégique au regard de sa mission de produire et de distribuer de l’eau saine à l’ensemble de la Population Congolaise.

Pour permettre à celle-ci de maintenir son exploitation à un niveau optimal, de réaliser des nouveaux investissements devant permettre d’assurer la couverture totale des meilleures conditions d’accès durables à l’eau potable aux Populations Congolaises disséminées dans les 145 territoires de notre Pays, la REGIDESO SA doit disposer des ressources financières conséquentes et sa gestion devait être assurée par des Dirigeants compétents, honnêtes, consciencieux, expérimentés et soucieux du bien-être social des travailleurs et de la Population, comme il en est le cas présentement.

Cependant, l’Abonné État, le plus grand consommateur de l’eau potable produite par la REGIDESO SA, ne paie presque pas ses factures de consommation d’eau des instances officielles. A ce jour, les impayés de cet Abonné État se chiffrent à 237.000.000.000 FC avec une facturation mensuelle moyenne de 7.400.000.000 FC.

 Les Abonnés privés, constitués essentiellement de la Population dont le pouvoir d’achat est assez faible, ne parviennent pas à honorer régulièrement et totalement leurs factures, ce qui justifie l’incapacité des ressources financières issues de la facturation de cette catégorie d’Abonnés de couvrir seules les coûts  d’exploitation de la REGIDESO SA ;

En tant que pouvoirs publics, le Gouvernement qui devrait protéger les intérêts de son entreprise, s’évertue à délivrer les autorisations des forages des puits d’eau aux entreprises ainsi qu’aux particuliers, du reste Abonnés de la REGIDESO SA, en violation flagrante de la loi N° 77/019 du 22/02/1977 qui  interdit à toute personne morale ou physique d’effectuer les forages des puits d’eau dans les périmètres d’exploitation où la REGIDESO SA est capable de fournir de l’eau potable en qualité, en quantité et en pression suffisantes. Cette situation crée la confusion et favorise une fraude importante d’eau potable livrée par la REGIDESO SA ;

Le processus de la réforme qui a lamentablement échoué n’a pas permis à l’Entreprise de disposer des financements et des investissements à la hauteur des besoins de son développement.

S’agissant de la Direction actuelle de l’entreprise : après une année et six mois de gestion, nous pouvons affirmer en toute honnêteté que nous avons découvert en ces derniers, des dirigeants honnêtes, consciencieux, soucieux du bien -être des Travailleurs et de la Population, de la bonne gouvernance et du développement de l’entreprise. Dans leur vision managériale ambitieuse, ils ont réussi à apurer les impayés des salaires, à améliorer le social des Travailleurs, à réaliser plusieurs investissements. D’autres grands projets dont notamment la construction des nouvelles usines de production d’eau potable et de fabrication locale des intrants de traitement d’eau ‘potable, des équipements et matériels d’exploitation, sont en cours de réalisation à Kinshasa tout comme dans les provinces.

De ce qui précède, en votre qualité de Président de la République, soucieux de la bonne gouvernance, du redressement de nos entreprises et du bien-être social des Travailleurs et de la Population, les vaillants travailleurs que nous représentons sollicitent ce qui suit auprès de votre Excellence:

a. L’arrêt du processus de la réforme de la REGIDESO SA dont l’échec est décrié par l’ensemble des Travailleurs;

b. la convocation des Etats généraux de l’eau potable en vue des solutions idoines authentiquement congolaises;

c. Le paiement régulier par le Gouvernement de la République des factures de consommations d’eau potable de l’abonné état (des Instances officielles) par la mise en place d’un mécanisme efficace de paiement consistant à établir un ordre de paiement permanent ;

d. Le retrait par le Ministère de l’Energie et Ressources Hydrauliques des autorisations de forage des puits d’eau délivrées d’une manière anarchique, pour éviter de casser l’élan du redressement de la REGIDESO SA et de l’amélioration des conditions sociales des Travailleurs déjà amorcer, considérant les grands projets d’exploitation et les dossiers sensibles des Travailleurs en cours avec l’accompagnement des Partenaires Financiers.

Nous sollicitons enfin le maintien en fonction de l’actuelle Direction de la REGIDESO SA dont la volonté de stabilisation, de redressement de l’entreprise et d’amélioration des conditions sociales des travailleurs est perçue et soutenue par l’ensemble des travailleurs.

Comptant sur votre sens élevé du patriotisme et votre souci majeur de voir les entreprises du portefeuille sur la voie du redressement, nous vous prions d’agréer, Excellence Monsieur le Président de la République et Chef de l’Etat, l’expression de nos très hautes considérations.

Fait à Kinshasa ;, le 05 février 2019

L’Intersyndical de la REGIDESO SA

1.       Alain Senenge Opamba, SG/Syntreg/PDT/… Syndical

2.       Losambe Fashi Emile SGA/Synatreg

3.       Mwepu Katalayi SGA/Synatreg

4.       Kitene Lumbi, SGA/Synatreg

5.       Booto Ntelenge, SGA/Synatreg

6.       Makadi Eyolo, SGA/Synatreg

7.       Mbembe Kalo PDT, NAT/FSE

8.       Cemba Kanyiku SG/FSE

9.       Musas Zand, PDT Nat/Pressac

10.     Kalenda Mbay, SG/Pressac

11.     Kasongo Muhala, SG/UNTC

12.     Mbolongo Bonkoum, PDT/LINAT

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Rubrique : Société

Taux élevé du cancer : les Africains invités à mener un combat efficace 

Le monde entier a célébré, lundi  04 février  la Journée mondiale de lutte contre le cancer. Pour l’année 2019, cette journée est consacrée à la prévention, la détection et le traitement du cancer, étant donné que le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire anormalement importante au sein d’un tissu normal de l’organisme, ce qui menace sérieusement la survie du malade.

            Sous le thème « Je suis et je vais », le Dr Matshidiso R.Moeti, directrice  régionale de l’Organisation Mondiale de la Santé,  a invité les Africains à se faire dépister puisque c’est le meilleur moyen d’éradiquer cette maladie.

            Avant d’ajouter que « Les principaux facteurs d’augmentation de la charge cancéreuse en Afrique comprennent l’exposition accrue aux facteurs de risque connus tels que le tabagisme, la sédentarité, la mauvaise alimentation, l’usage nocif de l’alcool et la pollution environnementale. Les mutations épidémiologiques et démographiques en cours font partie des autres facteurs qui contribuent à l’alourdissement du fardeau du cancer en Afrique. En somme, la charge due au cancer s’alourdit à mesure que s’allonge l’espérance de vie des Africains, qui se justifie en grande partie par une meilleure surveillance des causes infectieuses de la mortalité et de la morbidité cancéreuses.

            Parmi d’autres facteurs responsables de la lourde charge de cancer en Afrique figurent le manque criant d’informations sur les signes et symptômes précoces du cancer, le diagnostic tardif, les diagnostics erronés, le manque de systèmes d’orientation-recours ou leur inadéquation, les difficultés d’accès aux soins et aux traitements, les coûts catastrophiques du traitement et des médicaments, sans oublier la faiblesse des systèmes de soins de santé. Dans le monde entier, seuls 26 % des pays à faibles revenus ont déclaré disposer de services de pathologie dans le secteur public, et seuls 30 % de ces pays s’étaient dotés des services de traitement du cancer. En revanche, 90 % des pays à revenus élevéd peuvent offrir de tels services », a souligné la directrice régionale.

            Cependant, les chercheurs et spécialistes du monde entier ont épinglé les cancers les plus fréquents qu’on retrouve chez les femmes comme les hommes, notamment le cancer de la prostate, le cancer du sein, le cancer colorectal, le cancer du poumon et le cancer de l’utérus.  Raison pour laquelle, cette journée du 4 février doit interpeler toutes les couches sociales. L’implication de tous dans la lutte contre le cancer demeure indispensable. Ceci est d’une grande importance au regard des statistiques inquiétantes.

            C’est ainsi que la directrice régionale encourage chacun d’entre nous à opter pour des modes de vie sains. Il convient d’adopter des comportements judicieux, notamment une alimentation équilibrée, qualitativement et quantitativement,  la pratique d’une activité physique ou d’exercices appropriés, et de recevoir des interventions cliniques adaptées pour prévenir le cancer. Pour continuer à vivre en bonne santé, l’on doit également se faire vacciner contre le cancer, en particulier contre les cancers du foie et du col de l’utérus, éviter les causes connues du cancer et bénéficier d’une prise en charge attentive en cas d’exposition à d’autres agents cancérigènes.

Message fort aux dirigeants africains

        « J’exhorte l’ensemble des parties prenantes et particulièrement les gouvernements africains, qu’ils soient locaux, étatiques, provinciaux, nationaux ou supranationaux, à créer un environnement où les facteurs de risque de cancer tels que l’usage nocif de l’alcool et le tabagisme sont atténués et un environnement où les citoyens maintiennent un bon niveau d’activité physique, ainsi qu’un poids sain et une bonne nutrition. Couplée à la création d’une culture de la santé, la prévention du cancer est une mission essentielle qui incombe aux pouvoirs publics, au-delà des départements ministériels qui s’occupent traditionnellement des questions de santé, dont particulièrement les ministères de la Santé. Les parties prenantes devraient s’atteler à résoudre le problème posé par l’accès insuffisant aux diagnostics et aux traitements anticancéreux, le manque de connaissances sur le cancer et la faible sensibilisation aux questions de santé, l’inadaptation du matériel de prévention du cancer sur le plan culturel, la méfiance à l’égard du système de soins de santé et le fatalisme en ce qui concerne la guérison du cancer », a conclu le Dr Matshidiso.

 Dorcas NSOMUE

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