Lambert Mende a échangé hier avec des étudiants de Kinshasa

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mende_lambertLe processus électoral, le dialogue politique à convoquer, le découpage territorial … tous ces sujets d’actualité ont été au centre de l’échange que le porte-parole du gouvernement Lambert Mende a eu, hier jeudi 23 juillet, avec des étudiants de Kinshasa.

            Il n’y a pas eu de question taboue. Toutes les questions touchant à l’actualité nationale ont été posées au ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement.

            A la question d’un représentant des étudiants de l’ISTA relative à la « disparition » ou au détournement de l’argent qui aurait été affecté à l’organisation des élections, L. Mende dit n’avoir aucune information à ce sujet. Avant d’indiquer que si une telle dissipation de fonds aurait été constatée, la question ferait l’objet de débats au conseil des ministres.

En plus, a-t-il ajouté, la Ceni en tant que pouvoir organisateur des élections n’a jamais déploré un tel fait.

 

Quant à la prochaine élection des gouverneurs, conséquence logique de la mise en place de nouvelles provinces, il a fait remarquer que la question relève d’abord de la compétence du pouvoir judiciaire, notamment des cours d’appel. Faut-il créer des cours d’appel dans toutes les nouvelles provinces ou simplement i trouver un autre mécanisme ? Comme réponse à sa propre interrogation, Lambert est d’avis qu’une option sera levée, car l’autorité judiciaire et le parlement s’en occupent.

Le dialogue ne pourra-t-il pas empiéter sur l’organisation des élections dans le délai en favorisant ainsi le glissement tant redouté ? Lambert Mende ne voit pas comment des retrouvailles entre Congolais pour parler des problèmes qui touchent à l’avenir de leur pays puisse perturber le déroulement du processus. Surtout que cela pourra se tenir, s’il faut s’en tenir à la proposition du chef de l’Etat, dans un format réduit, a-t-il renchéri.

«Le dialogue ne consommera pas grand-chose en termes de budget, pour empêcher l’organisation des élections. Mais, il garantira par contre le bon déroulement des élections. Il ne perturbera en aucun cas le processus », a déclaré le porte-parole du gouvernement aux représentants des étudiants de Kinshasa.

Pourquoi ne pas songer au rajeunissement de la classe politique, parce que ce sont les mêmes figures qu’on voie toujours ? Réponse : en démocratie, cette question n’a pas sa place parce qu’on ne nomme pas de députés, sénateurs, gouverneurs…et le chef de l’Etat. Tout passe par le vote. Donc, c’est une question qui relève de la volonté populaire. Le peuple choisit en fonction du programme politique et non de l’âge physique. « Ce n’est pas comme en football où l’âge compte », a-t-il conclu.

Pour ce qui est du découpage dont une question renvoyait à la mauvaise expérience des années 60, il a dit que cela devra servir de leçon. Toutefois, il a cité le cas d’un découpage réussi, celui de l’ex-province de Kivu opéré en 1987 par le président Mobutu.

Pourquoi la TNT tarde à être vécue par les Kinois pourtant elle a été lancée avec pompe ? Quelles en sont les conséquences juridiques ?

Le ministre Mende a commencé par expliquer que le passage de l’analogie au numérique ne doit pas être perçu tel que d’aucuns le pensent. C’est simplement l’amélioration de la qualité de l’image et du son. Pas quelque chose de miraculeux ou magique. Toutefois, a-t-il affirmé, ceux qui ont des téléviseurs compatibles avec cette nouvelle technologie plus le décodeur, sont déjà entrés dans la Télévision Numérique Terrestre, TNT.

Par conséquent, il a souligné qu’il y avait nécessité pour la RDC de se conformer aux exigences de l’UIT (Union internationale des télécommunications) qui, après avoir reçu les plaintes du Congo Brazzaville, avait demandé à notre pays de faire en sorte que les fréquences profitent à tout le monde. Car, les deux pays appartiennent au Pool Malebo.

Avec la TNT, a-t-il précisé, une seule fréquence peut servir une vingtaine de chaînes de télévision.

Dom