L’Alternance pour la République dénonce un complot contre son candidat

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franck diongoLa réaction de l’Alternance pour la République n’a pas tardé aussitôt après l’annonce, par le ministre de la Justice, Alexis Thambwe, des poursuites judiciaires contre son candidat  à la présidentielle du 27 novembre 2016 en République Démocratique du Congo.

Le vice-président de « l’Alternance pour la République » en charge des questions politiques et électorales, Franck Diongo, parle d’un complot prémédité, planifié dans les officines occultes du pouvoir, pour nuire à leur ticket gagnant de l’Opposition.

Selon lui, cette manière cavalière de procéder par le Garde de Sceaux, traduit la panique et le désespoir de la majorité au pouvoir, en perte de vitesse suite à la mobilisation de la population en faveur de l’investiture de Moïse Katumbi, candidat commun adopté par 16 partis politiques et associations membres de l’Alternance pour la
République, le dimanche 2 mai 2016, à la Foire Internationale de Kinshasa.

Au cours d’un point de presse hier mercredi 4 mai 2016 dans la soirée, au siège de son parti, le Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP), Diongo a dénoncé un acharnement politico-judiciaire contre l’ex- gouverneur de l’ancienne province du Katanga.

D’après cet opposant, l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir exécutif dénote d’une stratégie de la majorité de chercher à neutraliser les opposants et les activistes de la société civile qui militent pour le respect de la Constitution et contre le « glissement ».

A l’en croire, l’arrestation de Katumbi a été planifiée dans une réunion entre le ministre de la Justice et de hauts  responsables des services de sécurité. Diongo a fustigé la perquisition de la ferme du président du TP Mazembe depuis la nuit du mardi 3 mai 2016 par les forces de l’ordre.

Il a exhorté Moïse Katumbi au courage et à la résistance durant cette épreuve lui infligée injustement par les ennemis de la démocratie.

Concernant le transfèrement à Kinshasa des membres de la garde rapprochée de Katumbi  arrêtés le 24 avril 2016 à Lubumbashi lors d’une manifestation de l’opposition, Diongo a dénoncé la violation du principe de la compétence territoriale.

Il a enfin demandé à la communauté internationale et à la Monusco de prendre au sérieux ces menaces, qui risquent de précipiter le pays dans une nouvelle dictature, après tant d’efforts consentis pour sa démocratisation et sa stabilité.

ERIC WEMBA