Pour l’alternance au plus tard en juin 2018, le Rassemblement maintient le cap et décrète  la mobilisation générale

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Felix Tshisekedi, cadre de l’UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 13/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Felix Tshisekedi, cadre de l’UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 13/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

C’est sur un ton ferme que Félix Tshisekedi a fixé hier l’opinion sur
la position du Rassemblement après la visite dans notre pays de Madame
Nikky Haley, représentante permanente des Etats-Unis à l’ONU.
« Notre position n’a pas changé », a-t-il martelé d’entrée de jeu et
nous l’avons communiquée à l’émissaire du président Donald Trump lors
de notre rencontre. Pour nous, le Congo doit réussir son alternance
dans les prochains mois et celle-ci doit se réaliser au terme d’une «
transition sans Kabila ». Pour être plus précis, il s’agit pour ce
dernier « de ne plus se mêler ou être mêlé au processus électoral ».
Quant à la CENI, personne n’a besoin d’un dessin pour se rendre
compte qu’elle n’est plus crédible dans sa configuration et son mode
de fonctionnement actuels. De ce fait, elle ne peut pas conduire la
RDC à des élections crédibles.

D’ici le 31 décembre 2017, le peuple congolais instituera un nouveau
leadership consensuel sur pied de l’article 64 de la constitution pour
conduire les congolais aux élections
Pour Félix Tshisekedi   La  détermination du peuple congolais à en
finir avec Joseph Kabila sans lui accorder un sursis est motivée par
le fait que de 2011 à ce jour, l’intéressé n’a jamais songé à
l’alternance démocratique alors que la loi suprême du pays la lui
impose. Et de poursuivre : « si Joseph Kabila s’octroyait encore un
an, que ferait-il de nouveau sous le ciel congolais qu’il n’a pas pu
faire en 17 ans de règne s’est-il interrogé avant d’ajouter que nous
sommes en face d’une mauvaise foi avérée, contre laquelle le peuple a
décidé de réagir.
Dans son appel au peuple congolais, Félix Tshisekedi a déclaré que «
le temps des discours et de l’immobilisme  est révolu, voici venu
celui de l’action pour nous libérer. Et puisque joseph Kabila entend
tester jusqu’au bout la capacité des congolais à le chasser du
pouvoir, je demande à notre peuple de se mobiliser et de répondre à
l’appel du Rassemblement pour des actions pacifiques, mais résolues »,
a-t-il martelé.
Après avoir rendu un hommage appuyé aux Congolais qui ont péri à Goma
alors qu’ils manifestaient pacifiquement pour réclamer l’alternance,
le président du Rassemblement a exprimé sa gratitude à l’endroit de la
population du Katanga qui  a bravé la peur pour lui réserver un
accueil chaleureux.
Pour terminer, Félix Tshisekedi a annoncé une rencontre dans les
prochains jours avec le président du Mouvement de Libération du Congo,
M.Jean-Pierre Bemba Gombo.
Il a précisé que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise
en place d’un front plus large de l’opposition contre Joseph Kabila.
Ses émissaires et ceux du sénateur se sont déjà rencontrés à cet effet
à Bruxelles pour baliser le chemin du rapprochement.      ERIC WEMBA