Laïcs catholiques : psychose du 3me mandat de Kabila

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La tonalité du dernier message du Comité Laïc de Coordination face à
une éventuelle candidature du Chef de l’Etat actuellement en fonction
pour un troisième mandat fait penser à un bras de fer imminent avec le
pouvoir en place. La psychose du troisième bail de Joseph Kabila pour
la magistrature suprême, après l’expiration de son second et dernier
mandat, a poussé cette structure de l’Eglise catholique congolaise à
brandir la menace de plusieurs actions de rue pour, soutient-on, «
sauver la démocratie en péril ».
On note, dans le lot des pressions à mener contre les hommes au
pouvoir à Kinshasa, des marches, des sit-in, des opérations « villes
mortes », des grèves… devant avoir, comme champ d’action, toute
l’étendue du territoire national. En fait, les Laïcs Catholiques
visent à paralyser l’ensemble du pays, afin de faire comprendre à la
communauté des Nations que le peuple congolais tient à obtenir un
changement de gouvernance à travers des élections libres,
démocratiques, transparentes et apaisées, dont l’échéance est fixée au
23 décembre 2018.
On perçoit, à travers leur message, leur méfiance à l’égard à la fois
de la Majorité Présidentielle et de la CENI, qui multiplient des actes
de nature à faire douter de leur volonté de laisser les urnes décider
du choix de futurs animateurs des institutions de la République. Entre
autres signaux négatifs de l’incertitude qui pèse sur le processus
électoral, les Laïcs catholiques épinglent la non libération des
prisonniers politiques dits emblématiques, le refus de laisser rentrer
au pays ceux en exil, l’interdiction des manifestations et réunions
publiques, la non réouverture de plusieurs médias de l’opposition
fermés, le maintien de la machine à voter comme outil de travail de la
CENI, l’instrumentalisation des services spéciaux contre les leaders
et militants de l’Opposition, la campagne préélectorale en faveur de
l’actuel Chef de l’Etat et son mutisme persistant sur son avenir
politique, la disqualification des Congolais de l’étranger du
processus électoral, etc.
Bien que déjà orphelin de plusieurs activistes fauchés par des balles
des forces de sécurité le 31 décembre 2017 et le 25 janvier 2018, le
Comité Laïc de Coordination ne semble reculer devant rien pour «
sauver le Congo » et le remettre sur le chemin de l’Etat de droit, à
travers le choix de ses futurs gouvernants par la voie des urnes.
Kimp