L’agenda « Onusida » en marche jusqu’en 2014

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Le programme commun des Nations unies de lutte contre le Sida(Onusida) a lancé depuis janvier 2010 une initiative  dénommée « Agenda pour  une action accélérée en faveur des  femmes, des filles et l’égalité des sexes dans la lutte contre le Vih/sida». Cette campagne prend fin en décembre 2014. Elle vise à rendre les politiques et programmes nationaux plus réactifs aux besoins spécifiques et garantir la protection  des doits des personnes vulnérables. Le choix opéré sur ce groupe s’explique par le fait les jeunes femmes et les filles sont confrontées au déséquilibre du pouvoir, aux inégalités des chances et aux violences liées au genre. Cette réalité difficile à accepter est vécue également dans des foyers. Des enquêtes effectuées dans plusieurs pays ont démontré que des femmes et des jeunes filles supportent le fardeau de la prise en charge des malades et des orphelins  de l’épidémie du Vih. 

La Société civile : acteur clé pour le plaidoyer 

            Acteur clé pour la mise en œuvre de l’agenda, la société civile a reçu mission de mener le plaidoyer auprès des gouvernements en vue de rendre favorable  l’environnement politique susceptible de garantir la protection des droits humains des femmes, des jeunes filles et des filles.

 A cet effet, demeurant optimiste le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé, a affirmé avec courage que le traitement de l’égalité entre les sexes est  un droit humain et un impératif de développement. Car  il constitue l’une des pierres de la révolution sociale. A l’en croire, cette révolution est un indicateur essentiel  pour l’atteinte de l’objectif de l’accès universel aux services de prévention, de traitement et de prise en charge médico-sociale du Vih. « Cette action s’inscrit en droite ligne des Objectifs du millénaire pour le développement » a-t-il conclu.  

Mais comment parvenir aux résultats ? 

            La solution passe par des concertations entre des équipes conjointes des Nations unies, des principaux partenaires engagés dans la lutte contre le sida et la société civile en vue de l’identification des actions prioritaires. Il s’agit également d’ouvrir un dialogue avec l’autorité nationale de lutte contre le sida et les ministères concernés  par des priorités identifiées par l’agenda.

            La mobilisation de la société civile doit consolider la collecte et le partage des informations sur la manière dont le Vih affecte particulièrement des femmes et des jeunes filles, l’analyse des facteurs culturels, la stigmatisation et la discrimination, la pauvreté et les barrières sociales et juridiques comme obstacles pour des femmes et des jeunes filles de jouir de leurs droits.

            Le succès de l’agenda  dépend largement de l’incorporation dans les programmes nationaux de lutte contre le sida, des interventions destinées à prévenir des violences à l’égard   des femmes et des jeunes filles.

            Et comme la pauvreté est très dans la communauté des femmes, des initiatives comme la microfinance et la sécurité sociale renforcent la position économique des femmes et réduisent leur vulnérabilité au VIH.

            Aujourd’hui, toutes les analyses s’accordent sur la réalité sociologique des faits : près de trente ans après le début de l’épidémie, les programmes  et politiques ne prennent toujours pas suffisamment en compte les réalités et les besoins spécifiques des femmes.

Tshieke Bukasa

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