L’Agence Française de Développement convole en noces avec l’INPP

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afdL’Agence Française de Développement (AFD) et l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) viennent de convoler en noces. Ce partenariat d’une durée de trois ans a été conclu le mercredi 02 octobre 2013, en marge d’une visite guidée des filières et de la salle de formation de l’INPP par une délégation de l’Agence Française de Développement conduite  par son nouveau directeur en République démocratique du Congo, Jean-Christophe Maurin.

 Ce partenariat porte essentiellement sur la  construction des infrastructures immobilières des directions provinciales de cet établissement public, notamment : l’INPP-Bukavu dans la province du Sud-Kivu et  Matadi dans le Bas-Congo. Outre ces infrastructures d’accueil, le nouveau partenariat porte également sur l’apport de l’expertise française en ingénierie pédagogique, l’assistance technique en matériels et équipements, ainsi que l’amélioration de la qualité de la formation par la qualité des formateurs. Un expert de l’AFD et spécialiste de la formation professionnelle du nom de Pierre Descombes est, à cet effet, affecté à l’INPP pendant toute la durée du projet. Il a été installé le même jour à son bureau à la Direction générale de cet établissement public sise sur la 6ème rue, quartier Industriel, dans la commune de Limete. Il sera secondé par deux collaborateurs de l’institution congolaise.

Dans son adresse de circonstance, le nouveau directeur de l’AFD en RDC, Jean-Christophe Maurin, s’est dit très impressionné par le nombre des stagiaires. Signe ou lampe témoin de la forte demande. Comme quoi, le besoin est énorme.

Il a exprimé sa grande satisfaction et surtout sa détermination d’être aux côtés de l’INPP pour accompagner le pays à développer le capital humain. « L’AFD, a-t-il martelé, va contribuer à la modernisation des infrastructures immobilières de l’INPP et de ses outils de travail, à l’amélioration de la qualité de la formation et à l’ingénierie pédagogique.

De son côté, Pierre Descombes a pris l’engagement solennel de s’atteler à améliorer la qualité de la formation par la qualité des formateurs qui ont un réel besoin de matériels et équipements ad hoc.

Pour sa part, l’Administrateur directeur général de l’INPP, Maurice Tshikuya Kayembe, a assuré son nouveau partenaire de la grande disponibilité de son institution à lui apporter sa franche collaboration dans tout ce qu’il entreprendra pour la réussite du projet. « Notre souci, a-t-il souligné, est que le projet puisse aboutir ».

Fruit de la bonne gouvernance

            Pour rappel, le présent partenariat est, sans conteste, le fruit de la bonne gouvernance de l’INPP. Tenez : en février 2011, les experts des partenaires avaient décidé de passer au peigne fin la gestion des fonds et des équipements mis à la disposition de cet établissement public. Et c’est l’Agence Française de Développement (AFD), via la SOFRECO, une structure française très outillée et très réputée en la matière, qui avait été chargée de cette mission. Dans son rapport (d’audit) de plusieurs centaines de pages transmis aux plus hautes autorités de l’Etat, l’AFD a relevé, sans complaisance, les forces et les faiblesses de l’INPP, mais aussi ses opportunités et ses menaces.

            Une des conséquences positives de cet audit, c’est l’arrivée à Kinshasa d’une délégation du ministère français des Affaires étrangères et de l’AFD, en vue de négocier un accord de désendettement pour le développement, sur demande du gouvernement congolais.

            Mardi 22 janvier 2013, cette délégation française, conduite par Marc Trouyet, chef de la mission de la Gouvernance démocratique à la direction de l’Economie globale et des Stratégies du développement au ministère français des Affaires Etrangères, est descendu à l’INPP. Objectif : palper du doigt les réalités de cet établissement public pour une appréciation beaucoup plus objective et pragmatique lors des négociations avec leurs partenaires congolais. Surtout que le volet formation professionnelle figurait au menu des négociations entre les deux parties. Car, l’AFD tenait à construire des centres de formation modernes à Matadi, dans la province du Bas-Congo et à Bukavu, dans la province du Sud-Kivu.

            Au terme de la visite guidée de toutes les filières et salles de formation, Marc Trouyet, fidèle à la tradition de son pays, ne s’était pas empêché d’apprécier à sa juste valeur le travail du Comité de gestion de cette institution publique. Il avait déclaré être très impressionné par les diverses filières organisées et les actions menées en faveur de la jeunesse congolaise.

            Marc Trouyet s’était dit également marqué par l’extension de l’INPP dans toutes les provinces de la RDC.

Michel Luka

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