L’agence de la Regideso de la commune de Kinshasa braquée par six hommes armés

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regiseoKinshasa reste marquér par la  grande criminalité,  braquage des cambistes, attaque des agences de transfert des fonds, des succursales des banques commerciales, vols à main armée dans quelques maisons d’habitation.
Les statistiques mensuelles et trimestrielles compulsées par la Police provinciale, établissent que la plupart des bandes de malfaiteurs se sont déployées depuis plus d’un trimestre sur le terrain. D’où ces nombreuses plaintes que la police a enregistrées durant cette période. Il est vrai que sur base de ces chiffres alarmants, le taux de criminalité est monté en flèche. 
Au début de cette semaine, les phares de l’actualité ont été pointés sur l’agence de la Regideso de la commune de Kinshasa où l’insécurité a  laissé ses traces. Journée ordinaire comme les autres, le lundi 16 novembre 2015 a pourtant débuté sans incident particulier. Et c’est vers le soir qu’elle s’est terminée comme dans un cauchemar pour les travailleurs de cette agence de la Regideso située au coin des avenues Kongolo et Kasa-Vubu.
          Aux environs de 16 H 30’, a rapporté un travailleur, personne n’avait remarqué l’arrivée d’une voiture banalisée qui est allée se garer à quelques mètres de cette agence, non loin du seul policier de garde en tenue, assis sur une chaise à l’intérieur de la parcelle. Il sera surpris par l’irruption d’un groupe d’hommes armés dont l’un l’a vite neutralisé, pendant qu’un autre posté dehors, faisait le guet, prêt à renvoyer de nouveaux visiteurs.
          Quatre gaillards se trouvaient déjà à l’intérieur de l’agence. Ils ont arraché à la dame chef d’agence et à l’aide des menaces d’armes de guerre, le sac de recettes de la journée. Le colis contenait, avons-nous appris hier, l’équivalent en francs congolais de 8.000 dollars.
          Après le coup, les bandits agissant à visages découverts, sont sortis en catastrophe de cette agence pour aller rejoindre leur voiture qui les attendait, moteur en marche. Ils prendront par la suite, une destination inconnue, abandonnant leurs victimes, dans un état permanent de traumatisme. Au moins pour ce braquage, a indiqué une source, aucun mort n’a été déploré.
Prévention des attaques: les Kinois exhortés à renforcer leurs dispositifs de sécurité
          Cet acte de banditisme qui s’ajoute à une longue liste d’attaques des agences de transfert des fonds, des succursales de banques commerciales et des vols à main armée, montre bel et bien que la pègre kinoise a sorti sa grande artillerie. Des observateurs relèvent pour leur part, que ces vols sont commis pour se constituer des réserves de fin de l’année. Cette grande criminalité, pense un responsable d’une unité de la police, pourrait se prolonger jusqu’au mois de février 2016. D’où la recommandation faite aux Kinois en cette période, de se prémunir contre ce genre d’agressions. C’est dans ce cadre qu’ils ont été exhortés à limiter leurs sorties nocturnes, les ballades se terminant à l’aube et des convois de fonds non sécurisés.
          Pour mieux lutter contre ce climat d’insécurité, à Masina, comme à une certaine époque, quelques jeunes sportifs ont décidé de se constituer en groupes d’autodéfense de quartiers. L’idée de ces structures informelles, appuyées par des personnes nanties, des opérateurs économiques et autres petites et moyennes entreprises, ne doit pas être rejetée d’emblée, sans qu’elle soit enrichie pour donner à ces micro organisations, un encadrement légal et un appui de la police de proximité. Ce ne serait pas une résurgence de la justice de la rue qui arrête des malfaiteurs et décide de leur sort, mais plutôt des groupes aux objectifs limités, dont la contribution à l’action répressive de la police serait très estimable. Surtout, pour localiser les refuges de bandits et autres évadés de nos prisons, les caches d’armes et de butins, les lieux de consommation de drogues, les pépinières pour la formation des malfaiteurs.
          A notre avis, aux grands maux, les grands remèdes, dit-on. Il faudrait qu’en ce moment où montent des critiques acerbes contre la police accusée de laxisme devant la recrudescence des actes de banditisme dans la capitale, que des stratégies soient adoptées pour livrer une guerre implacable à la pègre, de manière à neutraliser les tentacules de la fameuse pieuvre qui dès qu’un bras est coupé, continue à secréter de l’insécurité.
J.R.T.
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