L’Afrique centrale pour le renforcement des réseaux de coopération

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egideLes rideaux du séminaire régional sur la mise en œuvre des traités sur les armes en Afrique centrale sont tombés, hier mercredi 29 octobre 2014 à l’hôtel Sultani à Gombe. Cérémonie présidée par le vice-ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires coutumières, Eugide Ngokoso, ce dernier a salué cette initiative qui vise à mettre fin à ce phénomène odieux de prolifération des armes légères et de petit calibre dans la région. « L’essentiel n’est pas de participer, mais de mettre en pratique les expériences échangées et résolutions prises… » va-t-il appuyer.

Organisé par le Comité international de la Croix-Rouge, cette session a connu la participation des représentants des Etats signataires ou parties à la Convention de l’Afrique centrale pour le contrôle des armes légères et de petit calibre, de leurs munitions et de toutes pièces et composantes pouvant servir à leur fabrication, réparation et assemblage(Convention de Kinshasa) et membres du Comité consultatif permanent des Nations-Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale. Il s’agit des pays tels que le Burundi, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et la République Démocratique du Congo.
A l’issue du séminaire, au nom de ses pairs, le colonel François Ndé, a présenté les différentes recommandations émises par les séminaristes. Ainsi, ils ont exhorté les Etats membres de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale(CEEAC) à mettre en place les commissions nationales de lutte contre les armes légères et à petit calibre(ALPC) et à leur allouer des moyens suffisants (financiers, juridiques et ressources humaines) pour leur fonctionnement ; à ratifier les traités internationaux et régionaux relatifs aux armes, et adopter des mesures appropriées et effectives en vue de leur mise en œuvre ; à harmoniser les approches et partager les informations en rapport avec les aspects de la sécurité en général et les ALPC en particulier dans le but de se conformer aux conventions et traités que les Etats ont ratifié ou signé ; à développer l’interaction entre le législatif, l’exécutif et le judiciaire en ce
qui concerne la mise en œuvre des traités de Droit international humanitaire(DIH), et particulièrement ceux relatifs aux armes ; etc.
A la CEEAC, ils ont préconisé d’assurer la coordination des Etats membres en vue de l’adoption des législations standardisées en mettant à leur disposition des expertises nécessaires ; d’aider les Etats membres à élargir leurs champs d’action en collaborant avec les autres organisations régionales telles la CEDEAO, l’EAC, etc. ; de faire le plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers pour appuyer les projets nationaux ou régionaux ; d’initier un dialogue régional et d’ouvrir des réseaux de coopération entre les Etats membres de la CEEAC et les autres organisations régionales en vue de partager les expériences des défis globaux, des interventions et des meilleures pratiques ; enfin, de désigner un point focal chargé des questions de DIH au sein du Secrétariat exécutif.
Et enfin, au CICR, les participants lui ont émis les vœux de le voir continuer les séances de sensibilisation à l’endroit des autorités nationales et des experts des Etats membres de la CEEAC ; puis, mobiliser les partenaires pour l’octroi des ressources en vue de la mise en œuvre effective des conventions et traités en rapport avec les armes ; finalement, poursuivre le soutien apporté aux Etats en matière de renforcement des capacités, de soutien législatif et de formation.
Présente à cette cérémonie, la cheffe de délégation du CICR, Alessandra Menegon, a rappelé les effets dévastateurs des ALPC sur les populations civiles et la nécessité d’adopter plusieurs conventions internationales pour résoudre ce problème au niveau mondial

Tshieke Bukasa

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