L’Aéroport de Ndjili répond désormais aux standards internationaux

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Aéroport-de-Ndjili-3Comme annoncé dans notre édition précédente, le Chef de l’Etat a effectivement procédé hier jeudi 25 juin 2015 à l’inauguration de la nouvelle Aérogare modulaire et de la nouvelle Tour de contrôle de l’Aéroport international de N’Djili. Toutes deux ont été construites selon les normes de l’OACI (Organisation de l’Aviation Civile Internationale).

            Le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, le 1er Vice-président du Sénat Losembe, le Premier ministre avec tout son gouvernement, le gouverneur de Kinshasa avec ses homologues de provinces, des autorités judicaires, des officiers des forces armées et de la police nationale, des membres du corps diplomatique accrédités en Rdc  étaient représentés à cette cérémonie, qui a commencé à 11 heures locales, conformément au programme.

            Cinq communications ont été faites en marge de la cérémonie, avant que le Chef de l’Etat ne coupe le ruban symbolique, puis ne procède à la visite de nouvelles infrastructures.

 

Il s’agit respectivement du mot du gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta Yango, des explications des ouvrages réalisés par le directeur général de l’entreprise «Alpha Airport», de l’intervention du directeur général de la société «Sino hydro», du mot du représentant de la BAD (Banque Africaine de Développement), ainsi que de l’allocution du ministre des Transports et Voies de Communication.

Le premier citoyen de la ville de Kinshasa André Kimbuta, a souligné la nécessité de moderniser les infrastructures aéroportuaires de la capitale parce qu’étant le miroir du pays tout entier.

Pour le gouverneur André Kimbuta, l’inauguration des nouvelles aérogare modulaire et tour de contrôle de l’aéroport international de Ndjili annonce le début d’une nouvelle ère, celle de la réhabilitation et modernisation des infrastructures du pays. Il a terminé son propos par un plaidoyer pour le maintien en état des ouvrages réalisés, en rappelant que cela est l’affaire de tous.

Le directeur général de « Alpha Airport » a renseigné que sa société, de droit français, est spécialisée dans la conception et l’aménagement des aérogares à travers le monde. Alpha Airport s’occupe également de l’équipement en matériels modernes répondant aux normes de navigation aérienne, conformément à la recommandation de l’OACI.

A ce jour, elle a déjà participé à l’aménagement d’une cinquantaine d’aérogares en Afrique. Alpha Airport est présente en Afrique centrale depuis une dizaine d’années. Puis, l’orateur a décrit les caractéristiques principales des infrastructures réalisées.

Suivi par son homologue de «Sino Hydro», ce dernier a indiqué que son entreprise qui s’est occupée de l’exécution des ouvrages, est présente dans 80 pays, avec 113 bureaux de représentation à travers le monde.

Saluant le niveau de modernisation des nouvelles infrastructures aéroportuaires dont son organisation a fortement participé à la réalisation, le représentant de la BAD n’a pas caché sa satisfaction pour les réformes initiées par la RDC, avant de promettre l’accompagnement de sa structure à toute infrastructure nationale à portée continentale. « Je suis satisfait pour un travail et une mission bien accomplis », a-t-il déclaré en substance.

 

Une embellie nouvelle pour le pays

 

Pour le Directeur général de la Régie des Voies Aériennes (RVA), la réalisation de ces ouvrages donne une embellie nouvelle au pays, qui portera pendant longtemps l’image de marque de la République Démocratique du Congo.

Remerciant la BAD pour son intervention, soit 86% du coût total contre 14% du gouvernement, il a confirmé le projet de construction d’un nouvel aéroport moderne après la réhabilitation et la modernisation des infrastructures de celui de Ndjili.

Pour rappel, les travaux de construction de l’aéroport de Ndjili avaient commencé en 1954. Son ouverture  au trafic était intervenue deux années plus tard, soit en 1956.

L’orateur a livré les caractéristiques des nouvelles infrastructures aéroportuaires réalisées.

On retient pour l’essentiel que l’aérogare répond aux normes et exigences internationales en matière de navigation aérienne. On y trouve un confort intérieur au travers d’une isolation acoustique et thermique performante, des systèmes de climatisation redondants et de traitement d’air neufs, d’aménagements d’espaces commerciaux et de restauration.

Les passagers disposeront de deux espaces snacks-bars en zone publique et embarquement. L’aérogare dispose également d’un salon VIP entièrement équipé, réservé aux passagers à haute valeur ajoutée.

Le nouveau terminal, d’une superficie de 10.000 m² et d’une capacité annuelle de 1.000.000 passagers, se positionne désormais comme un outil performant à la hauteur des concurrents régionaux et internationaux, et offre une nouvelle image de la principale porte d’entrée de la RDC.

Il a 17 points d’enregistrement au départ et 2 carrousels de livraison des bagages conformes aux standards OACI. Il permet à l’arrivée le traitement de deux A 330 et un A 320 en simultané, dans des conditions de qualité de service type C telles que définies par l’IATA.

Il est doté d’équipements techniques de dernière génération (machines d’inspection automatiques, système de vidéosurveillance et de contrôle d’accès informatisé, système banalisé de gestion des passagers et bagages, système de diffusion et d’affichage des vols, système de détection automatique d’incendie, etc.).

Quant à la nouvelle tour de contrôle, de 32 m de hauteur, elle assurera le contrôle des avions dans l’espace aérien au voisinage de l’aéroport.

Dans son bloc technique, il y a : le centre de contrôle régional (CCR) pour assurer le contrôle des avions survolant tout l’espace aérien congolais, le simulateur CCR, l’approche, le centre d’information de vol (CIV), le bureau piste (BNA), les bureaux techniques.

Juste à côté de la nouvelle tour de contrôle se trouvent la nouvelle centrale électrique et la nouvelle caserne anti-incendie.

Le Directeur général de la RVA a signalé que son personnel a été mis à niveau en vue d’assurer une gestion optimale de ces nouvelles infrastructures.

Le coût global de tous les travaux s’élève à 79,5 millions de dollars américains, dont 86% de financement ont été assurés par la BAD contre 14% au gouvernement congolais.

Hormis Ndjili, les aéroports de Lubumbashi, Kisangani et Goma sont aussi concernés par les travaux de réhabilitation et modernisation des infrastructures aéroportuaires.

Dom