Ladi Luya : un ancien journaliste  du Palmarès témoigne…

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La nouvelle du décès de l’Editeur Michel Ladi Luya Laye Kelaka s’est répandue telle une trainée de poudre et a attristé plus d’un journaliste congolais singulièrement, le journaliste Adonis Alphonse Bope, ancien  du journal Le Palmarès, parti de cet organe de presse  en 2006, soit 16 ans après sans en avoir écopé un moindre blâme de la part du regretté Ladi Luya.
D’une intelligence vive, combattif,  prévenant,  inventif,  généreux et entreprenant, l’Editeur Michel Ladi que j’ai connu  était un patron d’une très forte personnalité qui, aux yeux de ses employés, avait les allures d’un chef coutumier autoritaire voire dictateur.
Amoureux de la vie  au vrai sens du vocable,  le regretté Michel Ladi Luya  aimait le prestige et adorait être chanté abondamment par  les musiciens de tout bord et ne lésinait pas sur les moyens pour récompenser ceux  qui chantaient ses mérites.
Ladi Luya Michel avait le sens de la vie en spectacle et l’homme ne reculait devant rien sans en avoir au préalable obtenu ce qu’il cherchait.
Self made man, Ladi Luya  avait su bâtir  au travers de son Groupe de presse Le Palmarès un empire médiatique  qui lui a valu la réputation et a ainsi gravé son nom en lettres de noblesse à tout jamais dans l’univers médiatique congolais. L’histoire parlera longtemps encore de  cet éditeur atypique et le coach des jeunes éditeurs et des Congolais ambitieux du temps nouveau.
            Très autoritaire, rigide dans ses décisions, suspicieux…Michel Luya ne faisait confiance à personne, même pas à lui-même et, chaque relation du membre de son personnel avec le monde extérieur était examinée à la loupe. De son vivant, Michel Ladi  a créé le journal Le Palmarès et la Bureautique Maison Cinq sur Cinq en octobre 1990, suivi trois ans après du journal Le Changement, du journal musico-sportif Visas 2000 en1995 et du journal La Seringue en 1996.
            Plume d’or du Palmarès,  grand pétrolier, grand manitou,« nkoma ya wolo » pour ses fanatiques, Michel quitte la terre des hommes sans le vouloir et au moment où on s’y attendait le moins, emporté par une maudite et courte maladie.
            La vie, on y vient sans le demander et on en sort sans le vouloir.
            Puisse l’Eternel Dieu accueillir l’illustre disparu dans sa demeure aux côtés des anges et saints.
 
Adonis Alphonse BOPE
Journaliste, ancien du
Palmarès