L’Adg de la Régideso pour une autocritique sans complaisance

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L’assemblée générale des cadres dirigeants de la Regideso (AGCDR) a tenu, pendant cinq jours – soit du 06 au 10 juin 2011 – sa 23ème session dans l’enceinte du Centre de formation de la Régideso, dans la commune de Ngaliema. Elle avait pour thème : « Accroître la desserte en eau potable et l’efficacité de l’entreprise. A cette occasion, tous les cadres dirigeants de cette entreprise d’Etat, provenant de toutes les provinces de la Rd Congo, du moins dans les coins et recoins où la Régideso possède une représentation, ont répondu présents à l’ouverture de ces assises dans la Capitale. Mettant à profit cette rencontre, Jacques Mukalayi Muema, l’Adg de la Regideso a fortement insisté sur la nouvelle prise de conscience, suivie de la transformation qualitative qui doit caractériser les agents et cadres de son entreprise, à l’occasion de sa transformation en «Société commerciale S.A.R.L.». En effet, pour lui, il n’est point besoin de rappeler que, comme par le passé, la tenue de cette 23ème AGCDR, constitue une opportunité pour les cadres, de parler, partager les attentes et les interrogations, d’autant plus qu’elle est la première que l’entreprise tient en tant que Société commerciale.

Cette importance et particulièrement le moment précis de cette tenue ont conduit le premier gestionnaire de la Regideso à inviter ses collaborateurs à une auto-évaluation sans complaisance, pour en tirer les leçons qui s’imposent, afin de mieux supputer l’avenir. Sans être excessif, il a dit vouloir  amener les cadres à réfléchir sur les voies et moyens pour redynamiser les activités de production, de distribution, et surtout de  commercialisation d’une part, et d’autre part, raisonner également sur les capacités intrinsèques des cadres à s’investir pour améliorer leurs propres  capacités managériales.

Des échanges sans tabous pour des solutions efficaces

En gestionnaire averti, Jacques Mukalayi Muema avait prévenu pour qu’aucune question qui gêne ou qui fâche ne soit éludée et qu’au contraire, qu’on y accorde une importance et un temps nécessaire : c’est le cas du faible rendement réseau ; des poches de manque d’eau ; de l’augmentation du portefeuille des impayés ; du  recouvrement difficile des maisons ayant été occupées par des autorités politiques  ou militaires ; du non respect des engagements pris vis-à-vis des fournisseurs ; de la gestion des ressources humaines, de l’utilisation rationnelle des ressources financières et autres ; des arriérés des salaires ou de la structure de la Regideso. Regardant l’assemblée dans les yeux, l’Adg conclut que tout ce débat devrait leur permettre de sortir  apaisés de ce forum, comme après  une discussion de famille ; d’avoir une conviction interne de donner les meilleurs d’eux-mêmes et d’avoir bien compris les nouvelles orientations qu’impose la transformation de la Regideso en Société commerciale.

En invitant chaque participant à regarder attentivement son voisin de gauche et de droite, il a noté que progressivement, mais sûrement leur génération est appelée à transmettre le témoin à la génération suivante. Mais son désir, comme celui de toute l’assistance, est de ne pas laisser en héritage à cette nouvelle génération une société qui se recherche toujours. Au  contraire, c’est une société assainie, aux structures solidement  établies et en plein redressement qu’ils doivent transmettre à la génération  future.

Après cette allocution pleine de leçons pour la réussite du programme de développement de l’entreprise, le président du Conseil d’Administration de la Regideso, Fumany Gymbadi Rombeau, avait ouvert les assises.

SAKAZ

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