L’Abbé Malumalu persiste et signe : le calendrier électoral sera exécuté

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 abbe-malu-malu.« Le train des élections est déjà en marche… Le calendrier publié par la Commission Electorale Nationale Indépendante est exécutoire pour tout le monde… Il n’y aura pas de changement des dates. Les partis politiques doivent se préparer… Il ne faut pas croire qu’il y aura des élections sacrifiées». Tels sont les propos de l’Abbé Appolinaire Malumalu, son président, lors d’un point de presse qu’il a animé hier jeudi 16 avril 2015 au siège de cette institution, 48 heures après son retour à Kinshasa, après deux mois d’absence. On laisse entendre qu’il a subi une intervention chirurgicale nécessitée par son état.

Selon le numéro un de la CENI, cette rencontre avait pour but de rassurer tout le monde que le train des élections a bel et bien quitté la gare et que rien ne pourrait arrêter son progression. On signale qu’avant de rencontrer les professionnels des médias,  l’Abbé Malumalu a présidé la réunion extraordinaire de l’Assemblée plénière de son institution.

 Plusieurs questions étaient inscrites à l’ordre du jour, notamment l’organisation des élections, le respect des différentes dates publiées dans le calendrier électoral global, le processus de financement et les relations qu’entretient la Ceni avec les parties prenantes,  etc. L’objectif était de passer en revue toutes les questions pertinentes liées au cycle électoral 2014-2016.

     S’agissant de l’organisation des différents scrutins, le n°1 de la Ceni a déclaré qu’un signal fort a été donné le mercredi 15 avril 2015, avec l’ouverture des Bureaux de Réception et de Traitement des Candidatures tant à Kinshasa qu’en provinces. A cet effet, il a invité toutes les parties prenantes à s’impliquer et à se mobiliser pour la réussite de ce cycle électoral, qui est plus long que ceux de 2006 et 2011 avec onze scrutins à organiser.

 « Nous avons besoin de tout le monde. Au cours de ces élections, il n’y aura pas des spectateurs, ni d’acteurs d’un côté. Que la nation congolaise se mobilise pour ses élections », a déclaré le patron de la Ceni.

Quant  au respect des dates inscrites au calendrier, l’orateur du jour a fait savoir qu’elles seront respectées tel que prévues. Réagissant aux rumeurs faisant état de leur modification selon certaines couches politiques, l’abbé Malumalu a souligné que cela est réglé par la loi portant organisation et fonctionnement de la Ceni. Il a martelé que la modification ne peut pas se faire arbitrairement, car la Ceni est censée organiser les élections selon le timing édicté par la Constitution. « Il ne faut pas croire qu’il y aura des élections sacrifiées. Par conséquent, il faut la mobilisation totale de la population d’une part et de tous ceux qui accompagnent de loin ou de près les élections d’autre part », a-t-il indiqué.

Dans ce même ordre d’idées, le président de la Ceni a annoncé l’arrivée prochaine d’une mission exploratoire chargée de faire d’audit externe du fichier électoral. Au sujet de la répartition des sièges, il a révélé que la commission mixte a déjà finalisé son travail. Il ne lui reste qu’à le déposer à l’Assemblée nationale pour amendement.

Pour clore ce chapitre relatif à l’organisation des élections, le président de la CENI a rappelé, point par point, les droits et obligations de chaque partie prenante. Quant à la Ceni, il a insisté sur son « indépendance ». Et, il pense qu’il ne faudrait pas faire des élections à géométrie variable, en se fiant aux opinions de certaines parties prenantes. « Les membres de la plénières ont pu faire leur travail. Car, on a sorti un calendrier, il est exécutoire pour tout le monde et garantit l’équité », a-t-il dit.

Nécessité de mobiliser des ressources

 Au sujet de la mobilisation des ressources financières pour l’organisation de différents scrutins, l’abbé Malumalu a, une fois de plus, relancé la balle dans le camp du gouvernement qui, à son avis, doit prendre ses responsabilités. Ainsi, le plan de décaissement des fonds est déjà sur la table des discussions, puisqu’il faut mobiliser plus d’un milliard de dollars américains pour les 11 scrutins, alors que lors des  deux cycles précédents, la Ceni n’avait organisé au total que 5 scrutins. Bref, le financement direct doit être assuré par le gouvernement.

Un autre point soulevé par l’abbé Malumamu concernait l’état préoccupant des infrastructures sur l’ensemble de la République. C’est ce qui est d’ailleurs à la base de la hauteur excessive des fonds à disponibiliser pour l’ensemble du processus électoral.

Quant au soutien financier des partenaires extérieurs, le n°1 de la Ceni a signalé qu’ils avaient exigé un calendrier électoral global, qui est en cours d’exécution. Il y a des contributions bilatérales qui ne sont pas destinées à la Ceni, mais plutôt aux organisations de la société civile impliquées dans le processus électoral. Les bailleurs de fonds entendent agir tous sous la bannière du Projet d’Appui au Processus Electoral au Congo (PACEC).

Dorcas NSOMUE