L’ABAKO d’accord pour un Dialogue de 48 heures

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Le dialogue politique encore en  gestation continue à défrayer la chronique dans le microcosme politique congolais. Pendant que le président de la République Joseph Kabila poursuit sans désemparer ses consultations au Palais de la Nation, les langues se délient tantôt en faveur du dialogue, tantôt contre.  La dernière réaction en date est celle de l’ABAKO à travers son président Général, Anatole Matusila, qui vient de rejoindre la barque du dialogue.

Dans une déclaration rendue publique le mercredi 3 juin 2015, il  a déclaré que le dialogue est indispensable  au vue de l’atmosphère politique actuelle.

« On peut tout refuser au président Kabila, sauf le droit de négocier son après- pouvoir», a-t-il martelé, avant d’ajouter que cela relève de la rationalité dans un environnement incertain comme celui de la RDC.

Le leader de l’ABAKO a fait remarquer qu’à la différence des Concertations nationales,  qui avaient pour finalité de recréer le vivre ensemble congolais, le dialogue serait de nature exclusivement politique et traiterait des questions liées au jeu politique.

Le président de groupe parlementaire des Libéraux à l’Assemblée nationale a affirmé que le dialogue permettrait la quête d’équilibre dans un environnement politique où l’opposition entretien, de manière permanente le spectre d’un coup de force constitutionnel appelé glissement et la majorité voit dans l’alternance un risque de représailles non seulement politiques mais aussi physiques.

Pour Matusila, il n’existe pas de meilleur moment ni des moments dans la vie d’une nation qui ne se prêteraient pas à l’exercice du dialogue.

L’élu de Madimba, dans la province du Kongo Central, estime que dans le contexte actuel congolais, l’évidence des crises  impose l’opportunité d’un dialogue : crise de confiance entre les acteurs politiques prétendument engagés dans le processus électoral et crise entre le peuple et sa classe politique.

« Négocier n’est pas se compromettre », affirme le président de l’ABAKO, avant de souligner que c’est dans le langage politique l’art de manœuvrer, de trouver le point plus pertinent dans le jeu politique et l’action publique.

            Il a fait savoir que le bénéfice attendu de ce dialogue est de rendre crédible le processus électoral, préalable à une alternance civilisée en 2016.

            Concernant le format, Matusila pense que les participants  à ce dialogue ne peuvent être que des acteurs de l’opposition et de la majorité identifiés, reconnus, qui ont une influence assez forte sur l’opinion publique.

D’après le précité, le PPRD et l’UDPS peuvent constituer déjà la base des participants  à partir desquels peuvent se greffer les partis  politiques de chaque camp ouvert au dialogue.

La société civile pourrait y être associée à titre d’observatrice.

Matusila recommande dans sa conclusion que ce dialogue se déroule dans un bref  délai,  soit 48 heures, pour éviter toutes spéculations.

ERIC WEMBA