La zone de santé de Moanza confrontée aux problèmes de transport et soins des malades

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Avec une population estimée à 158.321, vingt aires de santé et quarante structures sanitaires  vivent un  sérieux problème de transport et de revenus de population à Moanda. D’après une équipe conjointe de Caritas développement Congo et le Programme national de nutrition qui s’y est rendu pour une mission de suivi et évaluation du projet de réhabilitation nutritionnelle sur  dix vélos et deux motos, infirmiers, malades et autres superviseurs éprouvent de sérieuses difficultés à atteindre les structures de santé. 

Dans cette région montagneuse, aux routes défoncées, sans moyen de communication téléphonique et où la marche à pied reste le moyen de transport le plus utilisé. Pour Dr. Théophile Kulonda, médecin chef de zone de santé de Moanza, étant donné que le moyen de transport le plus utilisé est la marche, la population qui quitte Masamuna fait deux jours de route pour atteindre Moanza.  Et d’insister que seuls dix centres de santé sur vingt ont des vélos.  La seule jeep acquise depuis 2007 n’est plus opérationnelle. Comme il fallait s’y atteindre, le déploiement à temps  de certains intrants pose problème. La seconde difficulté est le relief, a poursuivi  le médecin chef de zone. Cette zone de santé a des centres de santé éparpillés, dans une région montagneuse, comprenant des espaces vides, reliés par une route sablonneuse en  très mauvais état. Travaillant sans pouvoir évacuer sa production et un faible pouvoir d’achat, les malades qui fréquentent les centres de santé ont de maigres revenus pour payer leurs soins.  Si le Fonds mondial prend en charge les soins contre le paludisme, principale pathologie dans la zone de santé, le traitement d’autres pathologies pose problème à cause du faible pouvoir d’achat des malades. Ce qui donne l’occasion aux charlatans et autres tradi-patriciens de détourner certains malades en leur proposant des traitements fondés sur le troc. Cela étant, cette population souhaite ainsi voir les autorités sanitaires  compétentes prendre en compte tous ces gens qui ont travaillé depuis longtemps sans être payés.

Yves Kadima

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