La VSV tire la sonnette d’alarme : Eugène DiomiNdongala condamné à mourir à petit feu à Makala !

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Zemanta Related Posts ThumbnailLa Voix des sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) exprime ses vives craintes pour la vie de monsieur Eugène Diomi Ndongala, consécutivement à la détérioration sans précèdent de son état de santé suite à la privation des soins médicaux dont il est victime de la part des autorités congolaises, et ce, depuis son incarcération à la Prison Centrale de Makala (PCM, ex-Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa, CPRK), sise Kinshasa/Selembao.

En effet, depuis trois (3) semaines, la santé de M. Eugène Diomi Ndongala, député national injustement invalidé, président du parti politique d’opposition dénommé Démocratie Chrétienne (DC) et porte-parole de la « Majorité Présidentielle Populaire (MPP) » ne cesse de se détériorer du jour au jour, sans qu’il ne soit autorisé à bénéficier d’un transfèrement dans une institution hospitalière mieux outillée pour lui garantir des soins médicaux adéquats.

Pour rappel, le Président de la «DC» a été enlevé le 27 juin 2012, par des agents de service de sécurité non autrement identifiés et détenu au secret avant d’être abandonné sur la route de Matadi, à Kinshasa/Ngaliema à quelques jours du démarrage du Sommet de la Francophonie qui s’est tenu à Kinshasa, du 12 au 14 octobre 2OI2.

            Lors de son enlèvement suivi de sa détention au secret, la victime aurait été soumise à la torture et aux traitements cruels, inhumains ou dégradants en vue de lui arracher des aveux.

Il convient de signaler qu’après son premier calvaire, la victime a été de nouveau enlevée à l’Hôtel CANA sis Kinshasa/Gombe, lundi 08 avril 2013, par des policiers sous commandement du Colonel Célestin Kanyama et acheminée à I’IPKIN. Le lendemain, M. Eugène Diomi Ndongala a été conduit au Parquet Général de la République où il a été entendu sur des allégations de viol de deux (2) mineures avant d’être transféré à la PCM.

            Contre toute attente, l’opposant politique est accusé d’être à la tête d’un mouvement insurrectionnel dénommé «Imperium».

            En effet, jeudi 11 avril 2013, quinze (15) personnes, en majorité sympathisants de M, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, Président national du parti politique de l’opposition «Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS », ont été présentées devant la presse par le Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières comme faisant partie d’un groupe de personnes recruté par national, Eugène Diomi Ndongala en vue d’attenter à la vie du chef de l’Etat, M. Joseph Kabila et à celle de son premier Ministre, M. Augustin Matata Ponyo.

            Malgré les souffrances visibles dues aux douleurs ressenties par la victime, les autorités politiques, judiciaires et pénitentiaires continuent à fouler aux pieds le droit  de M. Eugène Diomi Ndongala à bénéficier des soins médicaux appropriés, et ce, en dépit des recommandations des médecins.

            L’état de santé critique de M. Eugène Diomi Ndongala rappelle celui enduré par le Général Jean Yav Nawej, condamné à perpétuité dans l’affaire de l’assassinat du Président Laurent Désiré Kabila le 16 janvier 2001. Après une Iongue détention de plus de douze (12) ans à la PCM, le Général Jean Yav Nawej a vu son état de santé se détériorer davantage sans qu’il ne soit autorisé à temps opportun de bénéficier d’un transfèrement pour des soins appropriés que nécessitaient, son état de santé. Il a été évacué tardivement en catastrophe à la suite de l’aggravation inquiétante de son état de santé plongeant déjà sa famille et ses proches dans le désespoir. Général Jean Yav Nawej a succombé dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 mai 2013, à l’ex-hôpital Mama Yemo après quelques jours d’internement.

            Tout porte à croire que le harcèlement et l’acharnement dont fait l’objet l’opposant politique, M. Eugène Diomi Ndongala sont consécutifs à ses activités politiques et relèvent d’une politique visant à réduire manifestement au silence les acteurs politiques de l’opposition non armée en République Démocratique du Congo.

            Pour la VSV, le succès du dialogue national franc et inclusif requiert l’écoute et l’acceptation mutuelle des points de vue divergents.

Ainsi, la VSV invite-t-elle les animateurs des institutions en place à donner des signaux positifs en faveur dudit dialogue national en procédant, entre autres, à la libération sans délais ni conditions de tous les détenus politiques ainsi que d’autres personnes innocentes qui croupissent à la PCM, à la Prison militaire de Ndolo, dans les geôles de l’ANR ainsi que d’autres lieux de détention en RD Congo.

            Tout compte fait, la VSV recommande à l’Etat congolais :

– Le respect des règles minima de détention des Nations-Unies pour le traitement des détenus et exige le transfert sans délais ni condition de M. Eugène Diomi Ndongala pour des soins médicaux appropriés ;

– La cessation de la victimisation des acteurs politiques de l’opposition non armée et d’autres victimes innocentes en général et celle de M. Eugène Diomi Ndongala en particulier.

Fait à Kinshasa, le 23 juillet 2013

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV)

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