La VSV exige la libération de Nicole Bondo et Mado Mangambu

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La Voix des sans Voix pour les Droits de I’Homme (VSV) reste vivement Préoccupée par l’arrestation arbitraire,mercredi 29 septembre 2010, par les agents de la  Direction des Renseignements Généraux et des services Spéciaux de la police (DRGS) et détention illégale de Maître Nicole BONDO MWAKA, avocate au barreau de Kinshasa/Gombe, membre de l’organisation de promotion et défense des droits de l’homme dénommée Toges Noires et du Mouvement Mondial pour la marche des Femmes et aussi membre de la Commission Nationale de la réforme de la police ainsi que de sa compagne d’infortune, madame Mado MANGAMBU.

            D’après les informations parvenues à la VSV, l’arrestation de Me Nicole BONDO MWAKA est intervenue, mercredi 29 septembre 2010 après que le cortège du président de la République, monsieur Joseph KABILA ait essuyé un jet de pierres sur l’avenue de Libération (qui sépare les communes de Lingwala et de la Gombe), devant la Maison Schengen. L’auteur du jet de pierre, monsieur Armand Mudiandambu Tungulu, serait ressortissant RDCongolais vivant en Europe et en séjour à Kinshasa, depuis deux (2) semaines.

            Juste après l’incident, des gardes de la suite présidentielle armés jusq’aux dents ont réussi à maîtriser l’auteur du jet de pierres sur le champ, des coups ont été assenés avec une extrême violence à M. Armand MUDIANDAMBU avant d’être acheminé à une destination inconnue.

            Plusieurs agents de la Police Nationale Congolaise (PNC) venus en renfort aux militaires de la Garde Républicaine (GR) ont procédé à des bastonnades, interpellation des personnes trouvées sur place, la casse des étalages et autres échoppes de petits commerçants devant une population traumatisée.

            Sur ces entrefaites, Me Nicole BONDO MWAKA, en compagnie de madame Mado MANGAMBU, qui avait parqué sa jeep de marque Grand Cherokee devant la Maison Schengen où elle faisait réparer un pneu en état de crevaison a été appréhendée sous prétexte qu’elle aurait filmé la scène violente de bastonnade infligée à l’auteur du jet de pierres. 

Pour avoir exhibé sa qualité d’avocate et de défenseur des droits humains, les policiers se sont mis en courroux contre l’avocate et sa compagne d’infortune avant de les embarquer brutalement dans leurs jeeps et acheminer au siège de DRGS. 

Jeudi 30 septembre 2010, dans la mi-journée, Me André MWILA KAYEMBE, voulant s’enquérir de la situation de sa collaboratrice en détention au siège de la DRGS, y sera séquestré avant de recouvrer la liberté vers 18h00.

Quant à Me Nicole BONDO MWAKA et sa compagne d’infortune, elles demeurent en détention jusqu’à ce jour au siège de la DRGS. 

Tout en condamnant le jet de pierres sur le cortège présidentiel et en protestant contre les actes de traitements cruels, inhumains ou dégradants infligés indistinctement aux personnes trouvées sur les lieux par les militaires de la GR et des policiers, la VSV exige: 

– La libération immédiate et sans conditions de Me Nicole BONDO MWAKA et de madame Mado MANGAMBU ainsi que de toutes les personnes arbitrairement arrêtées et détenues illégalement de suite de cette affaire ; 

– L’ouverture d’une enquête indépendante et impartiale sur l’incident du jet de pierres sur le cortège présidentiel, la victimisation de Me Nicole BONDO MWAKA, la disparition de M. Armand MUDIANDAMBU TUNGULU ainsi que les mauvais traitements infligés à la population par des policiers et des militaires de la GR, et ce, en vue de poursuites judiciaires contre les coupables.

Fait à Kinshasa, le 01 octobre 2010.

LA VOIX DES SANS-VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV)

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