La stabilité du cadre macro-économique : un facteur déterminant

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La vigilance tous azimuts que déploie au quotidien la direction générale de la politique monétaire et des opérations bancaires, sur les turbulences enregistrées dans la zone Euro et l’évolution des cours des matières premières sur les principales places boursières du monde, susceptibles d’entraîner des répercussions fâcheuses sur l’économie congolaise, permet aujourd’hui de constater avec bonheur que ses analyses économiques et financières servent valablement de base de travail à toutes les réunions du Comité de politique monétaire élargi et orientent de manière notable, les décisions à prendre par cet organe-conseil du gouvernement. 
En effet, chaque jour qui passe, toutes les variations de principaux indicateurs économiques sont analysées et commentées par des techniciens très pointilleux de la BCC placés sous l’autorité directe du directeur général Jean Louis Kayembe wa Kayembe. Lors de sa 6 ème réunion ordinaire présidée vendredi par le gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jean-Claude Masangu Mulongo, les études réalisées dans la première quinzaine du mois de juin, ont été mises à profit pour fournir des indications utiles aux membres du Comité de politique monétaire.
 
Au regard de cette somme d’informations économiques et financières, ces derniers se sont penchés au niveau international, sur les turbulences dans la zone Euro relevées par la Banque mondiale dans son rapport du 12 juin, turbulences qui ont érodé les gains amassés au cours des mois précédents à la fois par les économies émergentes et en développement, bénéficiaires d’un rebond d’activité. A cet effet, la Banque mondiale a exhorté les pays concernés à réaffirmer les stratégies de développement à moyen terme et à se concentrer sur les réformes en améliorant la productivité et les investissements dans le secteur des infrastructures.
Le Comité de politique monétaire a relevé au plan national, une accalmie sur les principaux marchés, laquelle se poursuit à la faveur de la bonne conduite des politiques monétaire, budgétaire et de change, dans ce contexte d’incertitude  économique et financière mondiale. 
 
Les membres de cet organe-conseil du gouvernement se sont penchés d’autre part sur le marché des biens et services où l’inflation demeure sous contrôle, alors qu’au 14 juin dernier, le taux cumulé annuel s’est établi à 4,94 % contre un objectif fin décembre 2012 projeté à 9,9 %. Dans cette conjoncture, le Comité de politique monétaire note que l’inflation attendue à fin décembre devrait avoisiner 8,79 %. Ce qui est une bonne chose.
Sur le marché des changes, la stabilité est de mise sur tous les segments du marché. Cette stabilité du taux de change a également été constatée le 14 juin où elle s’est située à 926 FC le dollar en moyenne sur l’ensemble des segments du marché. Soit le même niveau moyen observé un mois plus tôt. Cette situation traduit, a indiqué le président du Comité de politique monétaire, la consolidation de la stabilité acquise depuis l’intervention de la Banque centrale sur ce marché au mois de janvier dernier.
La séance d’adjudication des BTR du 13 juin, a fait observer le gouverneur de la BCC, président de cet organe-conseil de l’exécutif, a permis de stabiliser l’encours des billets de trésorerie à 115 milliards de FC. Niveau qu’il avait atteint à fin décembre 2011. Il a indiqué que le volet interbancaire affiche un certain dynamisme comparativement au refinancement à la BC, avec un volume de 229,3 milliards de FC des opérations dénouées jusqu’au 11 juin 2012. Il retient en outre, que l’encours à cette date s’est situé à 3,9 milliards de FC.
 
Quant aux objectifs de la politique monétaire, le gouverneur Jean-Claude Masangu a fait savoir que les réalisations sont demeurées en deçà de cibles programmées. C’est au regard de cette consolidation de la stabilité du cadre macro-économique et de la maîtrise du niveau de risques y afférents, que le Comité de politique monétaire s’est accordé sur la nécessité d’un assouplissement de la politique monétaire pour favoriser, comme il faudrait le relever, la conjonction des conditions de financement de l’économie.
Voilà pourquoi le Comité de politique monétaire a décidé de revoir à la baisse le taux directeur de la BCC qui passe de 12,75 % à 9,5 %, tandis que le coefficient de la réserve obligatoire reste maintenu à 7 %. Dans cette série des décisions, notons que la régulation courante de la liquidité se poursuivra au moyen des fourchettes d’appels d’offres des BTR. Et que la mise en circulation de nouvelles coupures à valeur adaptée a été confirmée au 2 juillet prochain.
 
            J.R.T.  

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