La Société Civile réclame la baisse des taxes sur les livres

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marche-livre-prepare-mutation-FLa République Démocratique du Congo est parmi le pays signataires du protocole d’accord de Florence ratifié en 2005. Ce protocole est relatif à l’importation des objets à caractère  éducatif, scientifique ou culturel. Selon ce texte, les Etats signataires ne devaient pas appliquer les droits de douane et autres impositions à l’importation des livres, publications et documentaires ainsi qu’aux objets à caractère éducatif, scientifique ou culturel.

A cet effet, le centre Wallonie-Bruxelles, en collaboration avec le Centre National d’Appui au Développement et à la Participation Populaire (Cenadep) a organisé des échanges avec les députés, les bibliothécaires ainsi que quelques responsables des bibliothèques, les agents de la Direction Générale des Impôts, de l’Office Congolais de Contrôle et de Direction Générale des Douanes et Accises, etc. Cette rencontre avait pour objectif de réfléchir sur l’accès des Congolais aux livres pour l’amélioration de leurs connaissances.

Ouverte conjointement par le directeur général Danny Singoma du Cenadep et sa collègue du Centre Wallonie Bruxelles, cette journée tenue le 26 juin 2014 avait plusieurs objectifs spécifiques, étant donné que l’accès aux livres est devenu un casse-tête.

    Ces objectifs spécifiques sont notamment:

– susciter  l’attention  du public  bénéficiaire  et  ouvrir  une réflexion  sur  les  voies  et moyens  pour  la  mise en œuvre de l’accord de Florence ;

– Favoriser les bibliothèques et centre de documentation  à renouveler leurs fonds documentaires plus souvent caducs (dépassé) ;

– Faciliter la libre circulation des idées, par les mots et images ;

– Aider les participants  de s’approprier de l’accord de Florence et d’en faire un cheval  de batail ; etc.

Plusieurs études qui démontrent que la République Démocratique du Congo ne respecte pas l’Accord de Florence. Car, les libraires, maisons d’édition et écrivains se plaignent des taxes et impôts perçus par la direction générale des douanes et assises (DGDA) sur l’importation des livres. Les importateurs des livres payent 10 à 20% du coût d’achat ainsi que 16% pour la TVA. Ces facteurs ont pour incidence la majoration du prix de revient du livre face à une population qui ne dispose pas d’un pouvoir d’achat réel. Cela ne fait qu’éloigner les consommateurs du produit.

En effet, ce coût élevé de transport qui se répercute sur le prix de vente et entraîne la quasi inexistence des voies de communication susceptibles d’assurer un acheminement aisé des produits de la librairie car, la distribution se fait en général par avion.

Soulignons qu’il y a des provinces qui n’ont aucune librairie, hormis quelques librairies scolaires de fortune.

Cette carence est quelque fois justifiable par :

– le manque d’intérêt manifeste affiché vis-à-vis de la lecture qui tend à être substituée par la télévision et la musique ;

– la non application en RDC de différentes conventions internationales qui tendent à alléger les conditions de circulation des produits culturels (Convention de Florence et autres) ;

Il y a lieu d’ajouter l’absence, au niveau national, d’une politique culturelle cohérente qui définirait les grandes lignes qui traceraient les pistes afin de promouvoir l’expansion des entreprises culturelles parmi lesquelles se trouve la librairie.

Au sortir de ces échanges, les participants ont pu définir les objectifs du plaidoyer à mener ainsi que contacter les principaux acteurs.

D.N.

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