La société civile mécontente du gouvernement

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Le secteur minier en République démocratique du Congo ressemble à une pétaudière
 
D’après le Réseau des  Ressources naturelles, sur plus de 300 compagnies minières  opérant dans la province du Katanga, autrefois poumon économique du pays, une vingtaine seulement est en situation régulière.
Le gouvernement congolais ignore le nombre des sociétés minières présentes sur le territoire national
 Pour mettre fin à cet imbroglio et faire régner la transparence dans la gestion de ce  secteur vital pour la vie de la nation afin que la population bénéficie des ressources naturelles de son pays, le gouvernement a adhéré à l’initiative de transparence des industries extractives (ITIE –RDC).
Réunies du 26 au 27 juillet  à Kinshasa pour évaluer la mise en œuvre de l’initiative de transparence des industries minières extractives, les forces de la société civile (ASADHO, ANMDH, FEJE, ILDI, MYI, RRN, GAEREN) ont émis leurs inquiétudes au sujet du retard pris par le gouvernement dans la publication  des rapports de 2008 et 2009.
Elles menacent de suspendre leur participation si leurs  recommandations  ne sont pas exécutées  au plus tard le 30 aout 2011.
Au cours d’un point de presse  tenu au bureau du Réseau des  ressources  naturelles vendredi dernier au quartier Bon marché dans la commune de Barumbu ,le coordonateur de RRN Joseph Bobia et  le président de l’Asadho ont appelé la population congolaise a faire pression sur le gouvernement pour la publication des rapports 2008 et 2009.
Ils ont souligné que la RDC devait apporter des mesures correctives  en publiant des rapports 2008 et 2009 au plus tard le 12 juin 2011 pour atteindre le statut de pays conforme à l’ITIE.
Ils ont fait remarquer que lesdits rapports  en raison du retard pris  dans la collecte des déclarations  des régies financières, comptoirs et entreprises.
 
Le secrétariat technique de l’ITIE manque des moyens pouvant lui permettre d’effectuer  les missions sur terrain pour sensibiliser  les entreprises, les régies financières et les comptoirs à remplir leurs déclarations.
Le  faible engagement des régies financières au processus n’est pas de nature à faciliter le travail d’élaboration et publication des rapports ITIE, ont –ils martelé.
 
Eu égard à tout ce qui précède, la frange de la société partie prenante à l’TIE par la bouche de ses deux orateurs, a recommandé au gouvernement : 
– de mettre  à la disposition du secrétariat technique des moyens financiers et matériels conséquents 
-Faire inscrire à l’ordre du jour la prochaine réunion du conseil des ministres l’examen de la mise en œuvre de L’ITIE
-Sensibiliser les entreprises , les régies financières et comptoirs à s’impliquer dans la mise en œuvre du plan d’action de l’ITE-RDC.
 
Au comité exécutif ITIE de la RDC, il est demandé de convoquer toutes affaires cessantes la réunion du comité exécutif pour traiter  de l’état des lieux sur les rapports  ITIE RDC 2008-2009,de mesurer les conséquences et d’établir les responsabilités en cas de non publication ,d’organiser un atelier d’évaluation de la mise œuvre de l’ITIE de toutes les parties prenantes (société civile, entreprise, gouvernement et partenaires au développement).
 
ERIC  WEMBAKUNGU 

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