La Société civile dans un atelier pour des élections apaisées

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Me Marie André Muila Kayembe, questeur du Bureau du Comité de suivi du Symposium national de la Société civile a présidé l’ouverture d’un forum dont le thème est : « Atelier d’appropriation du processus du Dialogue social pour les élections transparentes et apaisées », rencontre prévue pour deux jours, soit du 15 au 16 septembre 2011, dans la grande salle de conférence de « Kabinda Center », dans la commune de Lingwala. Cet atelier organisé par la Société civile avec l’appui de la Monusco, répond aux scènes d’intolérance et de violences politiques enregistrées récemment au pays et vise à rappeler ses membres leur devoir citoyen d’inviter à la table de dialogue tous les acteurs intervenant dans le cycle électoral ; et ce, pour préserver le peuple congolais des dérives électorales qui ont décimé les peuples ivoirien et kenyan. Plusieurs responsables et représentant des mouvements associatifs ou des forces vives de la Société civiles – environ une soixantaine – ont assisté à cette ouverture des travaux.

En introduisant les travaux de cette atelier, Me Marie André Muila Kayembe a souligné que les conflits, mêmes les plus violentes, finissent par être résolus autour d’une table, dans un dialogue ou dans des négociations, malgré le nombre des morts ou de dégâts matériels qu’ils auront occasionnés. Pour l’exemple, il a signalé qu’après tant d’années de guerre, le gouvernement de la RDC et les groupes rebelles de l’époque (RCD, MLC, Mai Mai etc.) avaient fini par se retrouver au Dialogue inter-Congolais de Sun City.

Et aujourd’hui, a-t-il poursuivi, le cours des événements dans notre pays appellent à un Dialogue national pour les élections transparentes et apaisées. Il a étayé cette thèse en évoquant l’accroissement de la méfiance entre, d’une part, certains partis politiques et, d’autre part, la CENI et les institutions publiques ; et la multiplication des actes des violences entre partis politiques (attaque du siège de l’interfédéral du PPRD, attaque du siège de l’UDPS, exécution sommaire des militants de l’UDPS, association entre la Police Nationale et les jeunes sportifs « Mpomba » etc.). Tout cela n’augure nullement, pour lui, des élections transparentes, libres, démocratiques et apaisées.

Il pense que les simples appels et exhortations au calme, à la retenue et à la paix auxquels se livrent, jusque-là, les chefs des confessions religieuses, les organisations de la société civile, les organisations des femmes et la Communauté internationale, ne suffisent plus pour arrêter le cycle de violences. Il faut dialoguer, et cet atelier vise à mettre sur pied le mécanisme pour ce dialogue permettant aux Congolais de se prendre en charge. A l’issue de deux jours de travaux, il est prévu la mise sur pied d’une stratégie qui permettra aux leaders des parties politiques tant de la Majorité présidentielle que de l’opposition de dialoguer, sous la conduite des responsables des confessions religieuses et de la Communautés internationale. 

SAKAZ

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