La société civile dans les coulisses des institutions de contrôle de la gestion des finances publiques

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Société CivileLes lampions se sont éteints, vendredi 6 juin 2014, sur  l’atelier de renforcement des capacités des acteurs de la société civile sur les finances publiques, organisé par le Centre d’études et de gestion du développement en Afrique (Ceda-Rdc). 

 Sous la houlette de l’Observatoire de la dépense publique (Odep)  et avec le soutien financier d’Osisa, ces assises tenues à Kinshasa du 26 mai au 6 juin 2014,   a indiqué Florimond Muteba,  directeur général de Ceda, s’inscrivent dans le cadre de la campagne  de  viabilisation  des Institutions supérieures de contrôle de la gestion des finances publiques en Rd Congo, laissées à  l’abandon,   qui va démarrer  dès ce mardi 10 juin par une descente à la Cour des comptes.

Ainsi, pendant dix jours,  la vingtaine de membres des réseaux d’organisation  de la société civile qui œuvrent dans ce domaine, ont été outillés  à se familiariser avec les finances publiques,  un domaine difficile  à comprendre pour des non-initiés, afin que ceux-ci soient capables de mener sur le terrain des actions publiques et ainsi influer positivement  sur les choix des politiques budgétaires à mettre en place,  selon le principe : la priorité numéro un des dépenses publiques est de faire correspondre les ressources aux besoins fondamentaux de la population.

Pour montrer combien les pays développés ou ceux qui y aspirent attachent une importance capitale à la gouvernance économique et financière publique  à travers ces institutions,  Florimond Muteba  a donné à titre illustratif quelques chiffres des gens qui y travaillent dans certains pays.

Ainsi,  la Chine emploie  près d’un million de magistrats, l’Afrique du Sud près de deux mille,  alors que la Rd Congo, pays-sous-continent ne possède que soixante magistrats qui doivent chaque année  traiter près de huit mille comptabilités publiques.

D’autre part,  la capacité opérationnelle de ces institutions laisse  à désirer du fait d’un personnel vieillissant, dont l’âge moyen se situe à soixante ans et  les  conditions de travail d’un autre âge. Comment voulez-vous avoir des finances publiques saines, s’est interrogé Florimond Muteba. Voici ce qui justifie à ses yeux,  pareille  action en faveur de ces institutions, dont l’importance n’est plus à démontrer. Sans elles,  les  deniers publics se volatiliseraient chaque année sans que le peuple souverain ne sache comment est utilisé le budget que l’on vote chaque année en son nom, combien d’argent utilise-t-on  et qui le fait.  Bref, ces institutions, lorsqu’elles fonctionnent normalement, permettent à n’importe quel citoyen de faire une tracabilité et de demander des comptes aux mandataires publics le cas échéant.

            S’agissant de la formation proprement dite,  dispensée par  différents experts à travers des modules spécialisés, les séminaristes ont tour à tour  abordé des questions relatives à la loi  des finances publiques ; élaboration, exécution, suivi et contrôle du budget ; les dispositifs et outils de contrôle des finances publiques  et enfin, comment  la société civile peut organiser des plaidoyers en faveur de la viabilisation des Institutions supérieures de contrôle de la gestion des finances publiques.

            Parmi les organisations qui travaillent dans le secteur de l’analyse et le suivi budgétaire qui  ont pris une part active à cette session de formation afin d’avoir un prés-requis nécessaire, il y a lieu de citer Conept, Odep, Bufordi, Licodef, Crongd/Kin, Sos/kin, Olcac, Cdde, Rcc-kin et national, Rodhecic, Cafco, Cenadef, Aalc, Seracob, Unapas, Rged, Cerj.

VAN

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