La Socico pas d’accord

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Les députés membres de la Société civile du Congo (Socico), recrutés par les « Indépendants » ont rejeté mercredi, la composition de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni).  C’est de la bouche de son secrétaire général, Dr Luboya Mukeba que la position de la Socico a été rendue publique. Au siège de l’association, tout était plus que clair. « Soucieuse de l’intérêt supérieur de la nation, la Socico attire l’attention des opérateurs politiques sur le fait qu’elle ne se sent pas concernée par une Ceni dont la composition, l’organisation et le fonctionnement frisent l’esprit partisan », a déclaré le Sg Luboya devant les journalistes lors d’un point de presse organisé hier mercrediu à son siège.

 

 Ainsi, exhorte-t-il le président de la République à « renvoyer en seconde lecture au Parlement la loi (…) afin que la société et le genre soient pris en compte ».  A la Socico, on estime que «  la société, émanation de la population, a joué un rôle déterminant pour le retour de la paix et dans le processus de démocratisation de notre pays ». Luboya et ses collègues ont rappelé que la société civile a bien été à tous les forums et négociations qui avaient pour objet la recherche de la paix. « Dans le zones enclavées du fait de la guerre, elle a pu maintenir le feu de l’espoir d’un renouveau et a été l’unique espoir et le seul soutien des personnes désespérées et affligées par les affres d’une guerre dont elles ont été des victime innocentes », argumente ce proche de Modeste Bahati Lukwebo, géniteur de la structure absent du face-à-face presse-Socico. Aux yeux des interlocuteurs des journalistes, « la société civile continue de maintenir l’idéal de la paix, le feu de l’espoir et l’esprit d’une véritable démocratie ». A l’actif du mouvement associatif, la Socico a évoqué « les dernières échéances électorales et référendaires où il a démontré son efficacité et sa capacité d’intervention dans la vulgarisation des textes légaux en matière électorale, la gestion du processus électoral et la sensibilisation de la population… ».

Crainte

 « La politisation à outrance de la Ceni par la bipolarisation (majorité-opposition parlementaire) et l’exclusion de la société civile auront incontestablement des effets pervers et néfastes et des conséquences imprévisibles qui pourront se révéler catastrophiques », ont souligné  les « poulains » de « Modeste ».
 Ils ont, devant la presse, accusé « les partis politiques d’être à la fois juges et parties dans le processus électoral en étant à la fois candidats et organisateurs des élections en RDC ». Une telle situation est en elle-même porteuse des germes des conflits pouvant entraîner un bras de fer préjudiciable à la République, ont-ils prévenu. Ils ont invité le Congo au respect des normes. « La RDC occupe actuellement la présidence tournante de la Sadc dont il est impératif qu’elle respecte les standards en matière électorale, lesquels  exigent la participation effective et active de la société civile dans le respect de l’équilibre du genre dans les bureaux des commissions électorales ».

Les défis…

 Ils ont estimé que pays en situation post-conflit, la RDC à des défis importants à relever, notamment celui de consolider la paix, assurer la cohésion et poursuivre l’œuvre de la reconstruction et du développement à travers les chantiers de la République. Tandis que les élections, à leurs yeux, constituent « une opportunité et un devoir pour les citoyens de choisir leur dirigeants… ».  Ainsi donc, ils se sont estimés en droit de réclamer une Ceni inclusive. « Sa composition doit refléter un caractère technique au-delà de toute considération partisane ».
 L’assemblée nationale avait voté la loi sur le fonctionnement de la Ceni en écartant la société civile, alors que le Sénat proposait sa présence au sein de l’organe appelé à organiser les élections en 2011.                             
D-I.K 

 

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