La SNEL appelle ses abonnés  à la discipline

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La baisse du niveau des eaux du Fleuve Congo et de ses affluents n’est plus un secret ; tout le monde en parle, tellement son impact est patent sur plusieurs plans dans la vie socio-économique de chaque jour : la Société Nationale d’Electricité (SNEL) dans sa desserte de l’énergie électrique ; les armateurs dont la SCPT (ex-ONATRA) ne savent plus faire circuler leurs embarcations en toute sécurité ; la CVM (Congolaise des Voies Maritimes) souffre de la diminution des échanges commerciaux à l’exemple d’autres entreprises intervenants dans les secteurs maritime, fluvial et portuaire tels la Regideso, Régie des Voies Fluviales (RVF) ou la Mettelsat. Toutes ces entreprises de l’Etat, transformées il y a peu en entreprises commerciales et sommées par les Gouvernement de la République à faire des bénéfices, se retrouvent actuellement frappées et leurs activités économiques paralysées par l’étiage des eaux du Fleuve Congo et des ses affluents. Une situation assez préoccupante qui a obligé le Directeur général de la SNEL, Eric Mbala Musanda, à les inviter à participer à un déjeuner de presse, le mercredi 05 août 2015, dans la salle de spectacles Roméo Golf, dans la commune de la Gombe. L’objectif visé était de sensibiliser, grâce aux Chevaliers de la plume, l’opinion publique nationale sur fle phénomène de la baisse du niveau d’eau du Fleuve Congo et de ses affluants, dont les effets pervers se manifestent avec acuité ces dernières années. Plusieurs responsables du monde de l’Environnement, de l’exploitation des eaux et du secteur économique ont assisté à cette rencontre.

Expliquant la gravité de la situation, Eric Mbala a noté que le niveau du Fleuve Congo ne faisait que baisser ces dernières années. Partant il a  rappelé que le parc de production de la SNEL est essentiellement hydroélectrique , et que de ce fait, toute réduction des précipitations sur le bassin versant du Fleuve Congo influe négativement sur l’ensemble de la production hydroélectrique. Loin d’être propre à notre pays, ce phénomène, a-t-il dit, prouve que le changement climatique est une réalité qui frappe plusieurs pays à travers le monde et ceux qui travaillent avec de l’eau ont des sérieux problèmes qui obligent chaque pays concerné à se chercher des solutions pour pallier à cette baisse. Pour l’exemple, il a noté qu’en deux semaines, le site d’Inga a connu une baisse brutale du niveau d’eau d’environ deux mètres. Cela est un déficit catastrophique pour les installations et machines qui produisent l’énergie électrique ; il faut donc des solutions urgentes parmi lesquelles figurent le délestage et la consommation rationnelle de l’énergie électrique grâce à l’utilisation des ampoules à faibles consommation et au refus de laisser inutilement les ampoules allumées la nuit ou le jour.

Des solutions urgentes de sauvetage

Pour atteindre ce comportement, il en a appelé à l’implication du gouvernement – dont certains bâtiments restent éclairés sans raison, de nuit comme de jour – et à la discipline de la population dans l’utilisation raisonnée de cette énergie. Il a même proposé au Gouvernement l’arrêt de services de l’Administration à 16h00 pour faire des économies d’énergie électrique le soir et permettre une bonne desserte des cités. Il a aussi expliqué la nécessité du dragage et invoquer les recommandations du Forum 2012 qui avait demandé entre autres d’accorder aux organismes en charge du dragage du Fleuve et du bief maritime les moyens nécessaires pour  effectuer leur mission. En outre, il a évoqué la réhabilitation des groupes existants dans les centrales, la construction des nouvelles installations et la diversification des sources de production d’énergie électrique.

Les dirigeants des autres entreprises du secteur de l’eau se sont succédés sur le podium pour confirmer les dégâts causés par cet étiage dans leurs fonctionnement quotidien. Celui de Mettelsat a insisté sur l’état d’abandon dont son entreprise est victime de la part du gouvernement, le mettant ainsi dans l’impossibilité de prévoir correctement les précipitations.

SAKAZ