«La situation sécuritaire à l’Est reste préoccupante»

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Roger Meece, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Rd Congo et chef de la Mission de l’Onu pour la stabilisation de la Rd Congo (MONUSCO), a qualifié la situation dans l’est de la Rd Congo de « préoccupante » en raison notamment, des opérations conduites par différents groupes armés étrangers ou de l’intérieur dans la partie est du pays. C’était le lundi 7 février 2011 lorsqu’il présentait le 2ème rapport de la mission au Conseil de sécurité de l’ONU, a rapporté hier lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Monusco, le porte- parole intérimaire Touré Penanimi.

Le représentant spécial a indiqué que ces groupes continuent d’agir comme des forces prédatrices, utilisant souvent le viol et d’autres formes de violence comme des armes contre les civils. Faisant état de nombreux abus commis par des membres des FARDC et de la Police nationale congolaise, Roger Meece estime que la cause fondamentale de la poursuite de la violence dans l’est demeure la présence et l’activité des groupes armés restants.

 Il a signalé que
les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) continuaient de bénéficier de la plus grande capacité militaire, opérant essentiellement dans les provinces du Nord et Sud- Kivu. Il a aussi fait état de la menace majeure que continue de constituer l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Sur terrain, la même situation persiste, à en croire le porte- parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel Mamadou Gaye. Il a signalé que des incidents isolés attribués à la LRA ont été signalés dans la zone de Faradje et Ngilima, où la Force de la Monusco a établi de nouvelles bases opérationnelles, notamment sur l’axe Faradje- Dungu.

Au Nord- Kivu, les activités d’éléments des FDLR et des groupes armés concentrés dans le territoire de Rutshuru et dans le parc national de la Virunga se sont multipliés, occasionnant plusieurs morts et des pertes dans les rangs des FARDC, des FDLR et de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).
L’ambassadeur de la Rd Congo à l’ONU, Ileka Atoki, était présent et a jugé que la lutte contre les groupes armés, avec le soutien de la Monusco et des partenaires intéressés mériterait de se poursuivre. Il a ajouté que cette lutte doit être menée concomitamment avec la réforme du secteur de la sécurité, laquelle constitue un élément essentiel pour la stabilisation et la consolidation post conflit de la RDC.

Par ailleurs, devant le conseil de sécurité, Roger Meece a salué les progrès accomplis cette année dans les préparatifs des élections nationales, mettant l’accent sur l’importance et la nécessité d’assurer la tenue d’un tel scrutin, de manière transparente, pour assurer la stabilité du pays. « Un échec à conduire des élections
crédibles représenterait naturellement un sérieux revers des progrès importants réalisés depuis de nombreuses années par la RDC, » a-t-il déclaré.

L’ambassadeur Ileka a pour sa part réaffirmé l’engagement du gouvernement congolais à assumer la majeure partie du coût des élections générales. « Compte tenu de nos difficultés actuelles, il s’agit là d’un important sacrifice consenti, mais qui est utile et nécessaire si l’on désire un jour organiser des élections comme cela se fait dans tout pays démocratique digne de ce nom. La sécurisation des candidats, des sites électoraux ainsi que des résultats seront de la responsabilité du gouvernement congolais, » a-t-il dit.

Jean- René Bompolonga

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