La session extraordinaire du Sénat renvoyée à ce mardi

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kendoInitialement annoncée pour ce lundi 10 août 2015, la session extraordinaire du Sénat devrait s’ouvrir ce mardi 11 août. Selon l’acte de convocation signé Léon Kengo wa Dondo, cette session découle de la demande du Bureau de la Chambre haute du Parlement et de la moitié des Sénateurs.
Kengo a précisé dans sa lettre de convention que les travaux ne vont durer que 48 heures, soit du mardi 11 au mercredi 12 août 2015. Un seul point est inscrit à l’ordre du jour : la Loi portant répartition des sièges par circonscription électorale pour les élections locales et municipales. Le caractère ultra bref de cette session extraordinaire fait penser à un vote expéditif en faveur du texte précité, sous la pression de la Majorité présidentielle, fortement contrariée par son boycott par le Sénat, le vendredi 31 juillet 2015. On rappelle qu’après avoir fustigé les incohérences contenues dans ladite loi, notamment des contradictions entre les statistiques démographies de nombreuses entités et le nombre des sièges leur attribués, l’inexistence de plusieurs groupements et chefferies sur le terrain malgré leur signalement sur papier, l’omission de plusieurs autres existant réellement sur le terrain, la majorité des Sénateurs avaient brillé par leur absence à la dernière séance consacrée au vote. Quant à ceux qui avaient répondu présents au rendez-vous, ils avaient résolu de renvoyer la copie du gouvernement à une session ultérieure.
En principe, la Majorité présidentielle doit avoir donné à ses Sénateurs la stricte consigne de voter cette fois la Loi sur la répartition des sièges par circonscription électorale pour les élections locales et municipales, de manière à « libérer » la CENI, déjà en grand retard au chapitre de l’élaboration et de la publication de la cartographie électorale pour les entités de base. Quant aux élections locales, municipales, urbaines et législatives, provinciales, arrêtées pour le 25 octobre, leur calendrier devrait forcément être modifié. Pour quand ? Personne n’ose avancer la moindre date, en raison de la tenue, le 6 octobre 2015, des élections des gouverneurs et gouverneurs de provinces. S’il faut prendre en compte les opérations post-électorales, à savoir la publication des résultats partiels, le dépôt des recours auprès des Cours d’Appels, l’examen des contentieux électoraux, la publication des Arrêts des Cours d’Appels et leur transmission à la CENI, la publication des résultats définitifs, l’installation des gouverneurs et vice-gouverneurs élus, le calendrier électoral a totalement implosé. D’où le constat selon lequel le décor du « glissement » est solidement planté. La grande énigme reste de savoir si les retards de calendrier qu’accumule la CENI, sous la pression de la Majorité Présidentielle, qui a improvisé le découpage territorial, l’installation des assemblées provinciales des nouvelles provinces issues du démembrement et l’organisation des élections des gouverneurs des provinces, vont toucher les élections présidentielle et législatives nationales et les repousser au-delà de 2016. Car, pour nombre de forces politiques et sociales, le 27 novembre 2016, date de la tenue des scrutins présidentiel et législatifs nationaux, est la ligne route à ne pas dépasser. C’est du reste le refus du glissement qui a provoqué le manifestations populaires de janvier.
                                     Kimp