La session extraordinaire de l’Assemblée Nationale s’ouvre ce jeudi

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Le Secrétaire général de l’Assemblée nationale a annoncé l’ouverture de la session extraordinaire de cette institution  ce jeudi 16 février 2012 dans la salle des congrès du Palais du peuple.
Cependant, la convocation de la nouvelle assemblée intervient au moment où beaucoup reste à redire sur la composition de l’équipe de nouveaux élus. Car, des milliers de requêtes soit en annulation, soit en contestation des résultats sont consignées à la Cour suprême de justice.

Il sied de rappeler que le Comité national de médiation pour le processus électoral a invité dernièrement la Cour suprême de justice à examiner non seulement en toute indépendance et responsabilité les recours reçus, mais également à prendre le temps nécessaire pour les vider totalement. Car, enchaîne le communiqué, il y va de la crédibilité du processus.

Spéculations autour du bureau provisoire

Des rumeurs ont circulé, la semaine dernière, jusqu’à citer quelques noms d’éventuels membres du bureau provisoire de l’Assemblée nationale en se basant sur le critère d’âge.
En effet, suivant la Constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le choix des membres du bureau provisoire doit répondre au critère d’âge. Ainsi, le doyen d’âge prend le présidium est secondé par deux Benjamins.

 A lire la liste des « élus » transmise par la Ceni au bureau de l’Assemblée nationale sortante qui expédie les affaires courantes, le doyen d’âge ne serait pas l’actuel ministre de la Défense nationale Charles Mwando Nsimba. Idem pour ce qui est du cadet en âge, ne serait pas Patrick Muyaya.
Le doyen d’âge serait plutôt Nkosi, élu du territoire de Madimba dans la province du Bas-Congo sur la liste de l’UDPS/Tshisekedi. Et le cadet serait Mutuale, élu du territoire d’Uvira dans la province du Sud-Kivu.

L’incertitude plane sur cette plénière car c’est ce jeudi 16 février que les Chrétiens de Kinshasa commémoreront le 20ème anniversaire du massacre des chrétiens par la soldatesque de Mobutu. Cette marche déjà annoncée et confirmée le week-end est placée sous le signe de la poursuite de la lutte pour l’instauration d’un Etat de droit en RD Congo, avec à l’affiche l’exigence de l’annulation des élections du 28 novembre 2011 et la démission du bureau de la Ceni.  

Maintenir la plénière visant l’installation de la nouvelle Assemblée dont les membres sont issus des élections contestée serait en quelque sorte une provocation à l’endroit de ceux qui commémorent les martyrs de la démocratie.
En tout état de cause, dit un adage français : rien ne sert de courir…, il importe d’entendre la voix de la sagesse et de la raison. Car, même si on annulait les élections, ceux qui estiment être réellement élus le resteront toujours.

Dom   

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