La Russie pour la paix et le développement

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 En marge de la prochaine session (la 65ème) de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, le gouvernement de la Fédération de Russie a rendu publique sa position sur différentes questions d’intérêt international. Concernant les conflits en Afrique, le pays de Dmitri Medvedev a clairement indiqué être pour le développement d’une approche intégrée de la Communauté internationale pour la prévention et la résolution des antagonismes, et aussi pour la promotion du développement socio-économique durable des pays du continent. « Nous soutenons le renforcement des secteurs de sécurité nationaux, assistons l’Afrique à accroître son potentiel du rétablissement de la paix, y compris à former la Force africaine en attente », a indiqué le gouvernement de la Fédération de Russie, tout en félicitant les efforts de l’Union africaine(UA) et des organisations subrégionales en matière des opérations de paix sur le continent.

            Se prononçant pour la coopération étroite entre l’Onu et l’UA dans le développement des approches coordonnées visant à résoudre les conflits dans la région, la Russie affirme par ailleurs être fermement attachée aux objectifs et principes du nouveau partenariat avec l’Afrique. Elle participe activement à l’aide au continent apportée sur la base bilatérale, ainsi que dans le cadre des mécanismes internationaux existants, y compris le G8. 

En particulier, le montant de la contribution de la Russie à l’initiative du G8 sur l’annulation de la dette aux pays les plus pauvres du monde de 2007-2017 sera de 143 millions de dollars. Les négociations avec le Benin, l’Ethiopie, Madagascar, le Mozambique, le Mozambique, la Tanzanie et la Zambie sur l’annulation par la Russie de leur dette d’un montant de 547 millions USD dans le cadre de l’initiative du Fonds Monétaire International ( FMI) et de la Banque Mondiale sur l’allégement des dettes des pays pauvres très endettés ( PPTE) touchent à leur fin.

             En guise de conclusion, la Fédération de Russie considère les sanctions imposées par les Nations Unies comme un instrument important permettant d’éviter l’emploi de la force. « Il faut recourir aux sanctions avec prudence et ne pas laisser interpréter des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’Onu d’une façon élargie et arbitraire. La priorité doit être accordée aux restrictions ciblées qui permettent d’atteindre les objectifs fixés d’une façon efficace et en même temps minimiser des effets humanitaires négatifs. Elles doivent viser des buts précis et légitimes, avoir les échéances, faire l’objet d’examen régulier et accompagnées obligatoirement des dispositions concrètes et intelligibles de leur levée ou suspension », ont déclaré les Russes. En termes clairs, les compatriotes de Vladimir Poutine soulignent être contre les sanctions unilatérales imposées par des Etats individuels car ces mesures prises en contournant le Conseil de sécurité de l’Onu peuvent contrecarrer les efforts politiques et diplomatiques internationaux et affaiblir l’unité de la communauté internationale. D’ailleurs, appuient-ils, en raison de leur nature extraterritoriale, elles mènent souvent à la violation de la souveraineté et des intérêts des Etats tiers qui font le commerce extérieur légitime et respectent les décisions du Conseil de sécurité de l’Onu. 

Tshieke Bukasa 

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