La rocambolesque histoire des voitures volées : un député en résidence surveillée

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 Martin Mukonkole assigné à résidence surveillée, tandis que les quatre autres co-prévenus sont placés en détention préventive. La Cour des céans réagissait ainsi à la présence d’un mémoire d’exception en inconstitutionnalité soulevée par la défense lors de l’audience d’avant hier mercredi, notamment au sujet de l’irrégularité de l’arrestation d’un député pendant la session ordinaire sans que l’Assemblée nationale n’ait été régulièrement saisie comme c’est le cas à ce jour. La Cour des céans a donc sursis à statuer en attendant que la Cour Constitutionnelle se prononce par rapport à cette exception d’inconstitutionnalité.

 

 L’audience publique d’hier jeudi 27 mai dans l’affaire opposant le Ministère Public au député national Martin Mukonkole et consorts, n’a duré qu’une dizaine de minutes ! Juste le temps pour les membres de la Cour de s’installer dans la salle d’audience où ils ont fait leur entrée à 18h18, le président de la Cour des céans a pris la parole pour prononcer l’arrêt avant dire droit de la Cour suprême de justice dans l’affaire inscrite sous RP 003/CR/2010. Il a d’abord rappelé l’essentiel de la première audience tenue la veille avant d’indiquer ensuite avoir relevé dans le dossier des pièces au cours de ladite audience l’existence des indices sérieux de culpabilité à l’endroit des prévenus Martin Mukonkole, Norbert Muteba, Stéphane Mbuyi Kasenda et Simon Soke. Il s’agit notamment des cas de deux véhicules saisis, d’un chèque de plus de 2 millions de dollars émis auprès d’une banque, etc. Toutes ces infractions sont punissables par la loi de 10 mois de servitude pénale principale, a rappelé le président de la Cour des céans.
Comme ce fut le cas la veille à la première audience, le député Mukonkole a bénéficié du réconfort moral de ses collègues, toutes tendances confondues, venus nombreux pour assister au procès. Hormis ses collègues membres de l’opposition parlementaire, on a observé la présence fort remarquée du premier vice-président de l’Assemblée nationale, Me Boris Mbuku Laka.
 Malheureusement, à la sortie de cette audience, les officiers de la Police Nationale chargée de la sécurité et du convoi des prévenus vers leur lieu de détention ont refusé de ramener le député Martin Mukonkole à son domicile privé au motif qu’on ne leur a pas encore signifié l’arrêt avant dire droit. Ce qui fait que l’élu de Kabinda va devoir passer la nuit à la prison centrale de Makala en attendant que les services du greffe de la Cour Suprême de Justice notifient aux responsables de la prison la décision prise à l’issue de l’audience publique d’hier.
F.M. et Dominique Mukenza

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