La résidence de Moni Della attaquée

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moni dellaLa Coalition de 33 organisations de défense des Droits de l’Homme dénonce l’attaque de la résidence de MONI DELLA, Président intérimaire du Rassemblement des Congolais Nationalistes (RCDN), dans la commune de Ngaliema à Kinshasa, par une dizaine d’hommes armés non autrement identifiés.

Ces ONDH condamnent avec fermeté la tentative de porter atteinte à l’intégrité physique des membres de sa famille, ainsi que le vol de quelques biens de sa maison par des hommes armés, à cause de ses prises de position politiques.
Elles exigent du Gouvernement une enquête indépendante et impartiale sur ces faits afin d’identifier leurs auteurs et commanditaires et les traduire devant les cours et tribunaux compétents.
La Coalition de 33 ONGDH rappelle qu’au terme des articles 5 et 8 de la Loi no 07/008 du 04 décembre 2007 portant statut de l’opposition politique en RDC, les membres de celle-ci ont le droit d’exercer librement leurs activités politiques et critiquer l’action gouvernementale.
Elle rappelle que déjà en date du 01 septembre 2015, MONI DELLA ainsi que d’autres membres de la plateforme de l’opposition « Forces acquises au changement » avaient été agressés, tabassés, torturés  et arrêtés par des policiers du commissariat de la commune de Kalamu, à Kinshasa, alors qu’ils étaient en train de sensibiliser la population pour qu’elle participe au meeting du 15 septembre 2015 à la place Sainte Thérèse, dans la commune de Ndjili. Il avait déposé plainte contre les auteurs de ces faits à l’Auditorat militaire supérieur de Kinshasa/Gombe, mais l’affaire n’est pas instruite à ce jour.
Elle recommande au Gouvernement de la RDC d’assurer la protection des membres de l’opposition politique en général, et de MONI DELLA ainsi que des membres de sa famille en particulier.
On rappelle que c’est le 16 octobre 2015 vers 21 heures que ces hommes ont sommé la sentinelle, à coup d’armes, d’ouvrir le portail et pénétré dans la maison à sa recherche, arguant « qu’il fait partie d’opposants qui dérangent ». Ils ont terrorisé ses enfants mineurs et autres membres de sa famille; fouillé toutes les chambres sans le trouver ainsi que son épouse, et emporté un lap- top et quelques téléphones; avant de lui laisser un message : « il doit se taire s’il veut encore vivre », a fait savoir le coordonnateur de la coalition de ces 33 ONGDH dans un communiqué de presse.
Murka