La Regideso prête à se désengager de la production

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Dans le cadre de sa politique de communication, la Régideso a organisé hier lundi 14 mai 2012, dans la salle polyvalente Frère Henry Carolus du Centre de Rééducation pour Handicapés Physiques, dans la commune de la Gombe, un atelier d’information et de sensibilisation de la Société civile. L’ADG Jacques Mukalay a rappelé à cette occasion que cette société commerciale présente désormais un caractère particulier sous la haute surveillance de l’Etat propriétaire.

Selon l’ADG de la Regideso, cette réforme vise singulièrement l’amélioration des performances et la fiabilité  du produit pour participer activement au développement économique de la République Démocratique du Congo. Afin de fournir de l’’eau potable à tous les Congolais, il faut une production estimée à 171.000 mètres cube  d’eau, pour un coût de 57 millions de dollars américains. Dans l’optique de sa relance, la Regideso est en pourparlers avec  plusieurs partenaires extérieurs, qui devraient, dans un proche avenir, s’occuper exclusivement de la production de l’eau dans différents centres du pays.

Actuellement, la Regideso assure la couverte en eau potable de 42% seulement de la population congolaise. L’ADG Jacques Mukalay a indiqué comprendre le mécontentement des abonnés qui fustigent la faiblesse de la desserte en eau potable. Des études et projets sont examinés dans le but de rencontre les attentes des consommateurs, véritables patrons de cette société commerciale.

Toutefois, la direction commerciale de la Regideso déplore l’attitude de l’Etat congolais, qui absorbe au moins 42% de la production d’eau potable mais ne paie que 5% de la quantité consommée mensuellement. A ce jour, il doit à la Regideso la bagatelle de 300 millions de dollars américains.
Entre autres recommandations formulées à l’endroit de l’Etat propriétaire, il y a la protection des installations de la Regideso contre les constructions anarchiques, notamment le long de la rivière Ndjili à Kinshasa. S’agissant de ce cours d’eau, cette société commerciale est appelée à débourser quatre fois plus d’argent qu’il y a dix ans pour l’achat des produits destinés au traitement de l’eau. Cette situation est due à la pollution de l’eau à la suite des quantités industrielles d’immondices déversées dans la Ndjili.

                                                Jacques Kashala (stg/Ifasic)

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