La RDC veut faire du tourisme le 3ème pilier de sa croissance économique

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Partant du fait que le tourisme peut être un moteur de croissance économique et de création d’emplois à travers le monde, le ministre du Tourisme de la RDC, Elvis Mutiri wa Bashara, et celui de l’Afrique du Sud, Derek Hanekom, ont signé un protocole d’accord de coopération pour le développement de ce secteur.  Ils l’ont fait dans la matinée d’hier mardi 14 juillet à l’Hôtel du fleuve, en marge de l’ouverture du forum  sur les investissements dans le tourisme, placé sous le thème : «  le tourisme, vecteur d’investissements innovants ». L’objectif de ce forum est de mettre en place un cadre d’échanges et de réflexion sur la politique et la stratégie du gouvernement pour la relance du tourisme avec l’appui de l’Afrique du Sud.
Selon le rapport annuel 2014 de l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme), comme l’a souligné le ministre du tourisme de la RDC, ce secteur représente 1 emploi sur 11 dans le monde, 9% du PIB mondial soit 6000 milliards de dollars, 6% des exportations mondiales, dont 30% de toutes les exportations des services.
Quand à la RDC, les statistiques indiquent que le climat des affaires s’est sensiblement amélioré, a fait savoir Elvis Mutiri. A ce jour, le taux de croissance du PIB est passé de 9,5% en 2014 à 10,2% en 2015. Celui  d’inflation est presque de 0% et le taux d’échange est stable depuis 5 ans.
Fort de ce cadre favorable pour l’investissement, il a affirmé que la RDC veut diversifier son économie nationale, pour créer un 3ème pilier de croissance économique, aux côtés de l’agriculture et des mines, qui n’est rien d’autre que le tourisme.
C’est dans ce contexte que le ministère du tourisme a mis en œuvre un plan d’actions prioritaires, axé sur la promotion des investissements privés, tant nationaux qu’étrangers, à travers la coopération au développement du tourisme.
Par ailleurs, Elvis Mutiri a indiqué que la RDC, de par sa superficie et la place géographique qu’elle occupe en Afrique, constitue un atout majeur non négligeable dans le secteur touristique. « Entourée de neuf pays voisins, la RDC se retrouve dans le prolongement des circuits touristiques et de divers marchés sous régionaux tels que la SADC, le COMSA, la CEEAC et la CEPGL. Une position qui représente un marché estimé entre 10 et 250 millions de consommateurs », a-t-il souligné, tout en précisant que c’est cette optique qui justifie le protocole d’accord signé entre lui et le ministre du tourisme de l’Afrique du Sud.
Par ailleurs, il a reconnu que les besoins en investissements touristiques en RDC sont énormes. Il faut exploiter les sites touristiques, les parcs, les jardins zoologiques et botaniques, en passant par leurs aménagements, les constructions des hôtels et restaurants, la réhabilitation  des voies d’accès aux sites touristiques, l’établissement de meilleures lignes de connectivité et de mobilité des touristes et voyagistes, la production d’objets divers de souvenir, etc.
Pour sa part, le ministre du Tourisme de l’Afrique du Sud a affirmé que son pays s’engage, à travers ce Protocole d’accord, à épauler la RDC à faire du tourisme le pilier de son développement économique et une véritable industrie des services touristiques à la dimension de ses potentialités.
            Il a aussi appelé les opérateurs œuvrant dans ce secteur à développer une offre suffisante afin de rendre attractif le tourisme en RDC.
Perside Diawaku