La RDC veut augmenter le taux de bancarisation

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bancarisationLa République Démocratique du Congo tient à augmenter son taux de bancarisation estimé à moins de 5 % afin de rejoindre les autres pays africains dont la moyenne s’élève à 15%, Patrice Kitebi, ministre délégué aux Finances, a procédé au lancement officiel du processus « Making Access to financial services Possible » autrement dit « Rendre possible l’Accès aux services financiers » (processus Map », le vendredi 04 octobre au salon Lubumbashi du Grand Hôtel Kinshasa.

Le processus Map est un outil de diagnostic pays approfondi et de programmation du secteur financier élaboré en partenariat avec Uncdf et Cenfri pour la promotion des secteurs financiers inclusifs dans les pays moins avancés. La République Démocratique du Congo fait partie des pays moins avancés, car, son taux de bancarisation est inférieur à 5%. Alors que la moyenne africaine est de 15 %. La RDC est un pays pilote dans la finance inclusive appelée aussi la finance « pro-pauvres ».

Dans son allocution, le ministre a félicité les différentes structures des Nations-Unies qui contribuent à ce projet. Le Programme des Nations Unies pour le Développement n’a pas été oublié, car, il est la pièce motrice de la concrétisation dudit  processus.

Pour Adama Coulibaly, directeur pays du Pnud, sa structure a commencé à soutenir le gouvernement congolais dans le secteur des micros finances depuis 2003. Son engagement dans le domaine de la micro finance, se traduit par une approche sectorielle qui inclut  une analyse approfondie des principales contraintes et opportunités aux niveaux macro, méso et micro pour aboutir à une stratégie assortie de plans d’actions prioritaires pour améliorer l’inclusion financière. Cette mission se focalise sur les populations pauvres, hommes et femmes. Ces derniers auront un égal accès à des services financiers appropriés et sociaux de base via des mécanismes durables, professionnels et pérennes pouvant être reproduits à plus grande échelle par le secteur privé, les partenaires et les autorités nationales.

Une appropriation obligatoire

Après cette séance de lancement officiel, un atelier a été organisé le même jour et au même endroit. Il avait pour  objectif de sensibiliser le public sur le processus d’élaboration de la stratégie nationale pour l’inclusion financière. Et, par la suite échanger avec les parties prenantes dudit processus sur les méthodologies et le calendrier à suivre.

Face à ce problème qui ronge la société congolaise, une feuille de route sera élaborée afin d’atteindre les objectifs finaux. Cependant, une enquête sera réalisée les jours à venir. Elle prendra en compte 5 000 personnes.

Dans les recommandations formulées, il a été demandé aux autorités congolaises de rendre opérationnel et équitable l’accès à l’épargne et au micro-crédit. A ces éléments, on ajoute l’accès aux services d’assurances, le transfert, etc. il sied de noter que plusieurs Congolais sont exclus du système bancaire classique. A cet effet, le processus Map envisage vers la fin de 2014, l’ouverture de 1 million de comptes par les clients vulnérable constitués des maraichères, agriculteurs, etc. La finance inclusive est donc un levier pour encourager la création et la consolidation de micro-projets dans les zones rurales et permet leur autonomisation.

Dorcas NSOMUE

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