La RDC sur la voix de la réforme de l’aménagement du territoire

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Le Vice-premier ministre et ministre du Travail et Prévoyance Sociale, Willy Makiashi, représentant du premier ministre MatataPonyo, a lancé hier,   mercredi 24 juin 2015, à Kimpinski Fleuve Congo Hôtel, l’atelier national de la Réforme de l’Aménagement du Territoire (AT) en RDC. 

C’est sur instruction et orientations du Gouvernement que le ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat (MATUH), Omer EgwakeYa’ngembe, a bénéficié de l’appui technique et financier du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’USAID/WRI. La vision de la réforme est d’aménager efficacement le territoire national pour favoriser le développement durable de la RDC et booster son émergence comme puissance régionale d’ici l’an 2035. Elle va permettre ainsi à la RDC d’’assurer un développement cohérent et équilibré de ses régions et secteurs de production grâce à une gestion spatiale avisée et concertée, valoriser durablement les richesses et multiples ressources naturelles du pays, et enfin, rationaliser le développement urbain et rural intégré. Pour atteindre cet équilibre entre le développement du monde rural et urbain, la RDC, dans sa politique de développement durable, doit mettre au cœur de sa stratégie une politique cohérente qui prenne en compte les aspects ci-après : les problématiques économiques, sociales, esthétiques, environnementales, culturelles et droits locaux des populations.  Ces aspects sont considérés comme des catalyseurs pour l’atteinte  des Objectifs de Développement Durable (ODD) qui seront adoptés en septembre par la RDC dans le cadre de son agenda de développement post-2015.

Omer Egwake a profité de l’occasion pour  présenter   le Document d’orientation stratégique pour l’élaboration de la politique nationale et du schéma national d’aménagement du territoire. Il a commencé par faire l’état des lieux en RDC, pays  aux  dimensions continentales, regorgeant d’une biodiversité inestimable, mais miné par des problèmes liés à l’organisation de son espace national. A ce sujet, le ministre a épinglé deux facteurs qui sont à la base de ce contraste : les richesses naturelles potentielles  de son sol et du  sous-sol d’une part, et l’extrême pauvreté de sa population, d’autre part.  Omer Egwake  explique cet état   chaotique par le  parcours structurel instable qu’a connu le pays après son indépendance, qui n’a pas permis à ce service de mettre en place le cadre institutionnel et légal approprié pour organiser ce secteur qui n’a pas su jouer son rôle d’impulsion ou de moteur de développement durable de la nation.

En deuxième lieu, il a épinglé les enjeux actuels de l’AT en RDC, entre autre le besoin de consolider l’Etat en l’accompagnant dans son effort de réforme et d’intériorisation de la gouvernance territoriale par la décentralisation et la déconcentration. Puis en troisième lieu, il a énuméré les orientations stratégiques de la réforme de l’AT en RDC.

Alfredo Texieira, Représentant résident ai du Pnud a, quant à lui, apporté deux messages à cette occasion, notamment  une politique nationale de l’AT documentée et actualisée qui faciliterait la concertation entre les différents secteurs d’activité ,grâce à une gouvernance saine qui planifie de façon équitable et raisonnable l’utilisation des espaces et des ressources. Et le deuxième : l’AT est une des réformes les plus attendues et une étape décisive dans le développement humain durable du pays. Mais, il s’agit aussi d’un processus qui exige patience et rigueur, a-t-il martelé.

Bref, cette réforme aura  surtout le bénéfice de clarifier les attributions des différents ministères pour éviter les chevauchements  des compétences.

 Myriam Iragi