La RDC peut épargner un milliard Usd d’ici 2030

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dollard-usSelon un nouveau rapport publié hier jeudi 25 juin 2015 à Londres sous le titre « Leadership des pays et collaboration sur les maladies tropicales négligées », la République Démocratique du Congo figure au nombre des pays les plus vulnérables face à ce que l’on appelle « Maladies Tropicales Négligées » (MTN). Celles-ci, indique-t-on, sont classées dans la catégorie des maladies infectieuses, parasitaires et bactériennes qui affectent 1,4 milliards de personnes, dont 875 millions d’enfants.

Toutefois, un espoir persiste : c’est celui de réaliser d’importantes économies de fonds, allant jusqu’à 623 milliards de dollars américains pour l’ensemble des Etats de la planète, si et seulement s’ils consentaient des budgets d’investissements conséquents entre 2015 et 2030, pour lutter contre ce type de maladies. Selon l’étude sus évoquée, chaque dollar investi dans le cadre des « MTN » (Maladies Tropicales Négligées) pourrait rapporter 51 dollars Us à chaque pays entre 2015 et 2020 et 184 dollars entre 2021 et  2030. La règle du jeu est simple : si les conditions sanitaires des citoyens d’un pays s’améliorent, il s’ensuit automatiquement une forte augmentation de leur productivité.

S’agissant du cas précis de la République Démocratique du Congo, elle pourrait engranger une épargne d’environ un milliard de dollars (980,7 millions exactement) entre 2015 et 2030 si elle parvient à placer ses citoyens dans des conditions telles qu’ils tomberaient de moins en moins malades. Mais la réussite d’un tel pari devrait passer par l’affectation, chaque année, d’au moins 1 % du budget de la Santé aux investissements liés à la lutte contre les Maladies Tropicales Négligées.

Concrètement, il s’agit de dégager du budget national, sur le long terme, suffisamment de moyens destinés au secteur de la santé, pour espérer atteindre les objectifs de l’OMS sur les « MTM ».

Présentement, le tableau sanitaire de la RDC est loin de pousser à l’optimisme. En effet, en dépit de sa souscription à l’« Engagement d’Addis-Abeba » il y a quelques mois, par le biais de son ministre actuel de la Santé, Kabange Numbi, et des progrès notables réalisés depuis lors, notre pays continue d’attendre de l’OMS la « certification de l’éradication de la dracunlose ». Le grand Congo est également épinglé comme le 3me pays au monde le plus frappé par la filariose lymphatique, laquelle touche 1,23 milliards des personnes au plan mondial. La RDC est aussi citée comme l’un des 10 Etats d’Afrique hébergeant plus de 70% de personnes atteintes de schistosomiase.

Avec des statistiques aussi sombres, souligne-t-on, les RDCongolais ont très peu de chance de répondre aux objectifs de l’OMS, car l’Etat congolais affiche, chaque année, un déficit important dans le financement des actions de riposte contre les « Maladies Tropicales Négligées ». Tant que le pays va persister dans son statut de réservoir des malades infectieuses, parasitaires et bactériennes, ses citoyens vont continuer à perdre de nombreuses heures de travail et ses enfants des milliers d’heures de cours à la suite des attaques de ce type de maladies, réputées endémiques dans au moins 149 pays.

Kimp