La RDC peine pour l’atteinte des OMD

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            Adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989, la Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE) totalise demain, 20 novembre 2012, 23 ans d’existence. Ce document, qui n’est qu’un prolongement et une affirmation de la célèbre Déclaration des Droits de l’Homme, défini l’enfant comme tout être humain de moins de dix-huit ans, sauf si la loi nationale accorde la majorité plus tôt. En outre, il précise que tous les droits ainsi définis s’appliquent à tout enfant sans exception. L’Etat a l’obligation de protéger l’enfant contre toute forme de discrimination et de prendre des mesures positives pour favoriser le respect de ses droits. Enfin, toutes décisions concernant un enfant doit tenir compte de l’intérêt supérieur de celui-ci. Et chaque Etat est invité à assurer à l’enfant la protection et les soins nécessaires au cas où ses parents ou les autres personnes responsables de lui en sont incapables.

            Pour cela, le préambule de la CDE rappelle les principes fondamentaux des Nations Unies et les dispositions précises d’un certain nombre de traités et de textes pertinents. Il réaffirme  le  fait que les enfants ont besoin d’une attention particulière en raison de leur vulnérabilité, et souligne plus particulièrement la responsabilité fondamentale qui incombe à la famille pour ce qui est des soins et de la protection. Il réaffirme également la nécessité d’une protection juridique et non juridique de l’enfant avant et après sa naissance, l’importance du respect des valeurs culturelles de la communauté de l’enfant, et le rôle vital de la coopération internationale pour faire des droits de l’enfant une réalité.

 Abordant la question des droits de l’enfant à la santé et la nutrition dans son rapport annuel 2011 sur la RDC, l’Unicef note :  bien que les taux de mortalité infantile aient baissés en RDC durant les quinze dernières années, ils restent parmi les plus élevés du monde. Un enfant sur six environ n’atteint pas son cinquième anniversaire et un bébé sur dix meurt durant sa première année.

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement en difficulté

            Quoique catastrophiques, ces chiffres, soulignent encore le rapport, représentent néanmoins une amélioration par rapport à 2001, où un enfant sur quatre mourrait avant d’avoir atteint l’âge de 5 ans. Les facteurs responsables de ce mauvais score sont, entre autres, le paludisme, la pneumonie, les maladies diarrhéiques et la malnutrition. Il est également noté que seulement deux enfants sur cinq (soit 42%), âgés de 1 à 2 ans sont entièrement vaccinés. Dix pour cent des enfants de ce groupe d’âges n’ont reçu aucun vaccin, augmentant ainsi le risque d’apparition de maladies. De même, poursuit le rapport, les épidémies de rougeole ont augmenté, mettant ainsi en danger la vie de 11 millions d’enfants dans les provinces de Kinshasa, Bas-Congo, Bandundu et Nord-Kivu.

            La malnutrition est une grande préoccupation des services de santé, particulièrement lorsqu’elle touche les plus jeunes enfants dans les zones rurales, particulièrement ceux qui vivent dans les familles pauvres ou celles dont les parents ont un niveau d’instruction faible. Au niveau national, le rapport signale que 43% des enfants en-dessous de cinq ans souffrent  de la malnutrition. De même, le taux de mortalité maternelle reste élevé : 770 à 540 décès pour 100.000 naissances vivantes entre 2000 et 2010.

            L’Etat congolais est appelé à fournir un effort gigantesque pour espérer atteindre les OMD, d’ici 2015.                    

 SAKAZ     

 

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