La RDC face aux défis de l’après Cop 21

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cop21La République Démocratique du Congo est l’un des pays porteur d’une lourde responsabilité face aux enjeux de lutte contre le changement climatique. Elle a de ce fait activement pris part à la COP21 en décembre 2015 et s’est engagée à mettre en application l’accord de Paris qui en est issu par sa Contribution Prévue et Déterminée au niveau National (CPDN). Ainsi, dans sa CPDN, la RDC s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 17% de 2012 à 2030, avec un coût de 21 milliards de dollars à supporter par la communauté internationale.

Pour matérialiser cet engagement, il est important de formuler une stratégie de développement sobre en carbone (Low Emission Development Strategy, LEDS) qui servira de cadre à la formulation et au développement de Mesures Nationales Appropriées d’Atténuation (Nationally Appropriate Mitigation Actions, NAMAs) ainsi qu’à la recherche des financements pour leur mise en œuvre. Cette stratégie couvrira tous les secteurs productifs économiques et émetteurs de gaz à effet de serre, notamment les eaux et forêts, l’énergie et les hydrocarbures, l’agriculture, la pêche, l’élevage et le développement rural, les mines et l’industrie, les transports ; les bâtiments ; la gestion et le recyclage des déchets, l’aménagement du territoire et les affaires foncières.

C’est ainsi que le ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Développement Durable, par le biais de la direction du Développement Durable et le Projet sur le Processus NAMAs, a procédé, dans le cadre d’un atelier tenu les 26 et 27 janvier 2016 à l’Hotel Sultani Kinshasa-Gombe, au lancement du processus de formulation d’une stratégie de développement sobre en carbone.

Cet atelier a connu la participation d’une centaine d’experts  de différents secteurs, ainsi que de ceux des institutions de coordination de la LEDS (ministères du Plan, des Finances, du Budget et de l’Economie Nationale). Cette stratégie devrait servir de socle au Plan National Stratégique de Développement (2017-2021) en cours de formulation, qui vise à atteindre l’émergence économique du pays à l’horizon 2030, afin d’aboutir au mécanisme de développement durable, vert et inclusif.

            L’engagement pris par la République Démocratique du Congo de réduire à 17% ses émissions de gaz à effets de serre lors de la conférence de Paris sur le changement climatique (COP 2), lui impose une politique conséquente en la matière. Etant donné que l’accord de Paris (COP 21) ne présente pas de mesures contraignantes pour les pays développés et producteurs de gaz, ceci constitue déjà une énorme difficulté pour le Congo. Or, l’accord entrera en vigueur en 2021, lorsque 55 pays l’auront ratifié.

            Quant à la production en grande quantité des émissions des gaz à effet de serre, la Chine, l’Inde, le Japon, la Russie et les Etats-Unis sont sur le banc des accusés. La grande question que l’on se pose est celle de savoir si les parlements de ces différents Etats seront d’accord avec ledit accord.

L’eau, une réponse aux soucis

Au cours de ces travaux, plusieurs exposés ont été faits sur la COP 21, les retombées et perspectives pour la RDC ; le processus de formulation d’une stratégie de développement sobre en carbone : avancées et perspectives ; etc. Il a été souligné que la RDC est l’une des solutions au changement et au réchauffement climatiques. Il a été indiqué que le secteur de l’eau doit être traité avec beaucoup d’attention.

            A travers le mot de la clôture du ministre de l’Environnement prononcé par son directeur de cabinet adjoint, le gouvernement a pris l’engagement de mettre en application toutes les recommandations formulées. Ainsi les travaux en carrefours ont permis aux participants de formuler des politiques devant booster l’économie verte très productrice et rentable afin d’éradiquer la pauvreté. Cette économie verte, c’est celle qui est décarbonisée. Cette dernière permettrait à la RDC de ne plus dépendre des énergies fossiles (pétrole, bois, …).

    Dorcas Nsomue