La RDC et TFM fument le calumet de la paix

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Le gouvernement congolais à travers le ministère des Mines, a fait preuve dans l’affaire du contrat minier de Tenke Fungurume Mining, d’un dépassement de soi et d’un esprit de conciliation qui lui valent aujourd’hui des fleurs dans les milieux des mines. Et ce, pour avoir accepté de renégocier avec les investisseurs, la revisitation de leurs contrats, et avoir abouti à des conclusions satisfaisantes pour les deux parties. 

Le ministre des Mines a déployé une grande capacité d’écoute et fait montre de beaucoup de retenue dans ce dossier qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive.

L’annonce de l’aboutissement heureux de cette renégociation a été faite par le ministre des Mines lui-même, au cours d’un point de presse organisé vendredi au Grand Hôtel Kinshasa, en présence des dirigeants de TFM représentés à la tribune par le chief executive de FCX Richard Adkerson.  

«  Il n’y a pas de vainqueur ni de perdant dans cette affaire ! », a tranché net Martin Kabwelulu, dans son allocution, prenant à témoin les dirigeants de TFM, présents dans la salle.

Il s’est réjoui ensuite d’indiquer qu’à l’issue de la procédure de revisitation menée par ses services, les contrats de Tenke Fungurume Mining sont en règle.  Si ses droits et obligations sont régis par la convention minière, cette entreprise continuera à se conformer au code minier congolais, notamment en s’acquittant de l’impôt sur le bénéfice qui est de 30 %, la redevance minière de 2 % et le droit de sortie de 1 %.

            Tenke Fungurume Mining a accepté plusieurs engagements supplémentaires, tels que l’augmentation de la participation de la Gecamines dans le capital de TFM qui passe de 17,5 % à 20 %. TFM devra payer une redevance supplémentaire de 1,2 million de dollars pour les 100.000 tonnes de réserves de cuivre prouvées et probables excédant 2,5 millions de dollars et  des paiements additionnelles de 30 millions de dollars payables en six tranches lorsque certains niveaux de production sont atteints.      

            En outre, interviendra la conversion en capital de 50 millions de dollars de prêts intragroupes et un paiement de 5 millions de dollars à titre de droits superficiaires.  Signalons d’autre part, que TFM a accepté d’élargir la participation de la Gecamines dans la gestion de l’entreprise mixte et a réitéré son engagement à recourir aux services locaux et à l’utilisation de la main-d’œuvre locale.

            Dans le cadre des amendements insérés dans les contrats, les deux parties ont convenu d’augmenter le taux d’intérêts annuel sur les avances, qui passe du taux actuel de Libor +2 % à Libor +6 %.

            Toutes ces conditions, a indiqué le ministre des Mines, ont été acceptées par TFM, ses actionnaires et le gouvernement congolais. Ils figureront dans les contrats. 

TFM promet de réaliser des investissements supplémentaires

Richard Adkerson, représentant de Freeport-Mc Moran Copper and Gold inc., a exprimé ses remerciements au président de la république, au ministre des Mines et à toute son équipe, pour les efforts déployés pour mener la revisitation à bonne fin. Il a promis de poursuivre le partenariat avec le gouvernement congolais et à générer des avantages importants pour les populations congolaises pour les décennies à venir, tout comme il s’est réjoui de relever également le prochain développement de Tenke Fungurume Mining pour en faire l’une des premières exploitations de cuivre et de cobalt du monde, en respectant les normes environnementales et en réalisant des projets sociaux.

            Le projet de TFM, a dévoilé le chief executive de Freeport-Mc Moran Copper and Gold inc., aura des retombées positives importantes et durables en termes d’emplois, de développement des infrastructures, d’impôts, de redevances et autres.

            Signalons que les concessions minières de TFM sont situées à 175 Km de Lubumbashi. Cette entreprise qui entend investir dans sa phase initiale 2 milliards de dollars, a  produit son premier tonnage du métal rouge. C’est un des plus grands investissements réalisés ces dernières années en RDC. Son exploitation actuelle est conçue, laisse-t-on entendre, pour produire environ 115.000 tonnes de cuivre et 8.000 tonnes de cobalt par an. Cette production pourra passer à 131.000 tonnes de cuivre par an dès le début de 2011.

Cette entreprise minière, avons-appris,  a déboursé à titre des taxes, redevances, frais connexes, ainsi que les dépenses à caractère social, environ 370 millions de dollars.

                                        J.R.T.

 

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