La RDC et ses partenaires ne communiquent pas assez

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La revue conjointe 2010 du plan d’action du programme pays entre la Rd Congo et le PAM, le PNUD, UNFPA et l’UNICEF a eu lieu le mercredi 15 décembre 2010 dans la salle des Conférences Internationales du ministère des Affaires Etrangères. Les participants, venus de quelques ministères de la RdCongo et de quelques agences onusiennes, ont constaté un déficit de communication dans leurs activités. Pour y remédier, ils ont recommandé de renforcer la communication et la coordination entre les ministères techniques et les agences en ce qui concerne le suivi et la coordination du plan.
            Les participants ont pris trois groupes de recommandations concernant le premier groupe aux deux parties, le second au gouvernement et le dernier aux agences onusiennes. Ainsi la recommandation relative à la fin du déficit de communication est dans le premier groupe et concerne toutes les parties.
 
Au gouvernement, il a été entre autre demandé de renforcer le mécanisme de suivi de l’exécution du programme afin de permettre un suivi rapproché de fonds non justifiés ou justifiés en retard ; de renforcer les synergies entre les différents ministères techniques et ceux du Budget et des Finances…
            En ce qui concerne les agences onusiennes, il a été entre autres recommandé de renforcer l’obligation de rendre compte pour les ONG internationales des fonds reçus ; d’impliquer les partenaires nationaux dans la mise en œuvre des plans nationaux…
            Cette revue conjointe avait pour objectifs de faire le point sur l’état de mise en œuvre des recommandations de la revue conjointe 2009 ; de rendre compte des résultats clés enregistrés par chaque agence dans le cadre des programmes de coopération signés avec le gouvernement de la Rd Congo pour la période 2008- 2012.
            Dans son mot à l’ouverture des travaux, le ministre de la Coopération internationale et régionale, Raymond Tshibanda, par le biais du ministre de l’EPSP, a déclaré qu’en ce qui concerne les activités réalisées en 2010, « le rapport qui lui a été soumis révèle un faible taux d’exécution physique et financière des activités, pour les quatre agences entraînant un faible taux d’absorption des fonds disponibles.»
            «Cette déplorable situation serait principalement due d’une part au non respect par les parties nationales des délais requis en matière de justification des dépenses effectuées et d’autre part, au taux élevé des pièces justificatives non conformes aux règles de procédure en la matière, » a-t-il poursuivi.
            Face à cette situation, le ministre de la Coopération internationale et régionale a indiqué que « les mesures correctives s’imposent et de toute urgence, car, de toute évidence, la non réalisation des activités planifiées de commun accord provoque la détérioration de la situation déjà précaire des populations cibles. »
            Lisant le mot du coordonnateur résident intérimaire, le représentant de l’UNFPA, Richard Dackam- Ngatchou a déclaré : « Nous, les agences du système des Nations Unies, devons redoubler d’efforts afin de travailler ensemble en tant que UN afin d’atteindre, aux côtés du gouvernement de ce pays, les Objectifs du millénaire pour le développement. Nous devons nous assurer que l’initiative « Unis pour l’action » soit une réalité sur le terrain et que toutes les agences s’associent afin d’apporter des changements positifs dans la vie des Congolaises et des Congolais. »
 
Jean-René Bompolonga

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