La RDC et la RCA signent un accord de coopération douanière

0
106

climat des affairesComme prévu à l’ouverture des travaux de la réunion mixte le 13 mai dernier, l’administration douanière de la République Démocratique du Congo et celle de la République Centrafricaine ont effectivement conclu l’Accord d’Assistance Mutuelle Administrative, AAMA, dans le but de lutter contre la fraude douanière et autre terrorisme transfrontalier.

            C’est hier lundi 19 mai, à l’occasion de la clôture des travaux que l’annonce de cet accord a été faite au public par le biais des médias présents à la cérémonie, par les responsables des douanes congolaises et centrafricaines, en l’occurrence Déo Rugwiza Magera pour la RDC et Rachel Ngakola pour la RCA.

Pendant six jours, des experts douaniers ont examiné sur plusieurs domaines ayant trait à l’objet social des douanes, notamment l’échange des informations, la recherche des infractions, la surveillance des marchandises à la frontière commune, l’assistance technique, etc.

            Il importe de noter qu’un accent particulier a été mis, dans cet accord d’assistance mutuelle administration entre les deux administrations douanières, sur la lutte contre le trafic illicite, notamment la protection des espèces menacées d’extinction. Cela dans le cadre d’exécution de la « Convention sur les espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, CITES ».

Quant aux résolutions ayant sanctionné les assises de Kinshasa, treize recommandations ont été faites à l’issue des travaux. Dans la foulée, les experts douaniers recommandent de :

– Accélérer le processus de ratification de l’accord signé ;

– Vulgariser l’accord auprès des services douaniers de chaque administration à des ateliers de restitution ;

– Communiquer les coordonnées de contact ;

– Mettre en place des structures de suivi de la mise en œuvre de l’accord ;

– Former les fonctionnaires de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects, DGDDI ;

–           Echanger les informations et renseignements;

– Entretenir une collaboration entre les régionaux de Bangui-Sud et de l’Est, ainsi qu’avec les directeurs provinciaux de la DGDA de l’Equateur et de la Province Orientale ;

– Entretenir une collaboration étroite au niveau des postes frontaliers ;

–           Organiser des patrouilles conjointes sur les rivières Ubangi et Mbomu.

Il a également été recommandé d’équiper les éléments de la brigade douanière chargés de la surveillance en moyens et matériels appropriés (hors-bord, des groupes électrogènes, des matériels informatiques, canots rapides, …) ; d’informatiser les bureaux transfrontaliers stratégiques correspondants : Zongo, Mobayi-Mbongo, etc.

Les experts ont aussi recommandé l’amélioration des procédures douanières par rapport aux conduites relatives aux mouvements des marchandises au niveau des frontières ; d’identifier et réhabiliter les postes frontaliers non opérationnels.

            Prenant la parole, le Directeur Général des douanes centrafricaines s’est dit satisfaite des résultats positifs obtenus par les experts douaniers en six jours des travaux. Avant de dévoiler le contenu des matières traitées. Ils s’étaient notamment planchés sur l’examen minutieux du texte de l’accord d’assistance mutuelle administrative conclu entre la DGDA et la DGDDI.

            La chef de la délégation des douaniers de la République centrafricaine s’est, par ailleurs, réjouie de l’oreille auditive des autorités congolaises aux problèmes qu’elle leur a soumis, notamment l’assistance technique à la douane de son pays dans le cadre de la coopération douanière entre les deux pays.

            Clôturant les travaux de la réunion mixte des experts, le Directeur général des douanes congolaises a tenu à rappeler le contexte dans lequel lesdites assises se sont déroulées. Elles étaient essentiellement axées sur l’examen des dispositions de l’Accord d’Assistance Mutuelle Administrative à conclure par les parties.

Concernant les problèmes soulevés par son homologue à l’ouverture des travaux, Déo Rugwiza a fait savoir que ceux-ci rencontrent également les préoccupations de son administration douanière. A savoir : la lutte contre la fraude douanière sous toutes ses formes, la lutte contre le trafic illicite des marchandises. Il s’est félicité de l’accord signé entre les deux administrations douanières conformément à la recommandation de l’Organisation Mondiale des Douanes, OMD, en rapport avec la Convention de Johannesburg signée en 2003 en vue de lutter, réprimer la fraude douanière.

            Par ailleurs, Déo Rugwiza voit en l’AAMA un instrument juridique de coopération douanière qui pourra contribuer à l’accroissement des recettes, et aussi à la protection des populations congolaises et centrafricaines.

            Après avoir rappelé les points saillants de l’accord conclu, il a indiqué que le plan d’actions à mener par les deux administrations douanières a été élaboré en rapport avec les problèmes urgents qu’elles doivent résoudre. Ce plan comprend des actions à exécuter au regard des recommandations formulées par les experts, en vue d’harmoniser les procédures et mettre en place des mécanismes équitables de contrôle pour régler le problème des marchandises provenant du Cameroun à destination de la RDC, via la RCA. Il vise également la lutte contre le trafic illicite des espèces protégées ainsi que des armes à feu.

Dom

LEAVE A REPLY

*