La RDC et la CTB dans la bataille de la visibilité des projets

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Apporter une plus grande efficacité au fonctionnement de quelques structures techniques ciblées, tel est l’objectif principal que s’est fixée depuis 2007, la Coopération technique belge, à travers le projet d’appui institutionnel au ministère du Plan ( AIMIP). Ce projet de renforcement de capacités institutionnelles, comme il faudrait le souligner, appuie cinq services importants du ministère du Plan, dont notamment la Direction de coordination des ressources extérieures ( DCRE), la Direction de planification régionale ( DPR), la Plateforme de gestion de l’aide et des investissements ( PGAI), la Plateforme de communication ( PLCOM) et le Secrétariat d’appui à la coordination des groupes thématiques ( SACGT).

Grâce à cet appui, la Direction de coordination des ressources extérieures s’est engagée à améliorer son efficacité dans la coordination de l’ensemble des activités du ministère, relatives à la concertation, la mobilisation, la gestion et l’utilisation des ressources extérieures. Et ce, en fonction des objectifs et des priorités établies dans le cadre des programmes et du plan de développement de la RDC. L’on sait à ce sujet, qu’auparavant, l’aide au développement octroyée au gouvernement congolais par la plupart de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux, venait de façon disparate.  Quelquefois, cette aide couvrait les mêmes projets en délaissant d’autres tout aussi importants qui pourraient participer au développement des infrastructures économiques, routières et sociales, ainsi qu’à la lutte contre la pauvreté.
La vision de la DCRE a permis de réorienter les aides, de les canaliser et de les repartir aux différents projets élaborés sur base des besoins exprimés par le gouvernement central et les exécutifs provinciaux.
Aujourd’hui, les partenaires se retrouvent ensemble avec les membres du gouvernement avec à leur tête, le ministère du Plan, pour déterminer les besoins prioritaires de l’exécutif central, définir les projets à impact rapide et visibles pour les populations et évaluer les financements en fonction de la contribution de chaque partenaire impliqué dans ce processus d’aide au développement. En clair, le gouvernement présente ses priorités de développement et les partenaires viennent se greffer à son plan de développement avec des dons et autres financements. Voilà qui fait que cette direction de coordination des ressources extérieures joue désormais un rôle majeur en servant d’interface dans le dialogue permanent entre le gouvernement et ses partenaires extérieurs, d’une part, et de l’autre, entre le ministère du Plan et les autres services et organismes de l’Etat bénéficiaires de cette aide extérieure.

Priorité : gérer de manière responsable tous les financements extérieurs

Le Forum national de haut niveau sur l’efficacité de l’aide apparait ainsi comme une des stratégies mises en place pour réorganiser ces aides et ces financements extérieurs.
C’est d’ailleurs dans ce cadre que cette structure collecte et traite les informations relatives aux aides extérieures et aux interventions sous différentes formes, notamment l’assistance technique, l’assistance en capital, ONG, aide alimentaire, etc.
La Direction de la Planification Régionale (DPR) a pour mission essentielle de coordonner les activités des divisions provinciales du Plan à l’intérieur du pays, tout en assurant l’encadrement technique pour un renforcement de l’efficacité fonctionnelle.
C’est cette structure outillée qui a la charge de proposer à l’exécutif central et aux gouvernements provinciaux, les politiques, les orientations et les directives en matière de développement, de l’aménagement du territoire et de la promotion rurale au niveau de chaque province.
Pour ce faire, elle réunit, traite et diffuse l’information socio-économique à caractère régional, réalise les études provinciales, le programme de projets provinciaux et met en œuvre, les fichiers de ces projets. Avec l’appui du Royaume de Belgique, plusieurs administrations ciblées au niveau central, provincial et décentralisé, ont suivi des programmes de relèvement de niveau.
Mise en place par le gouvernement au sein du ministère du Plan, depuis 2008, la Plateforme de gestion de l’aide et des investissements ( PGAI) est un service important qui a pour mission d’accroître la transparence de l’aide extérieure et de renforcer les capacités du gouvernement dans la gestion des ressources extérieures dans le cadre de la Stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté.
Grâce à cet outil, notre pays dispose d’une liste détaillée de plus de 6.000 activités et projets financés par les bailleurs extérieurs de 1999 à 2014, les investissements publics financés sur les ressources internes et les intentions des investissements privés soumis au code des investissements.
Une chose est certaine. La plateforme PGAI est opérationnelle tant à Kinshasa, que dans les entités administratives décentralisées, au rythme des programmes de renforcement des capacités des fonctionnaires de l’Etat et de l’installation de ses antennes locales.
L’on ne peut que se féliciter des résultats obtenus jusqu’ici par le projet d’appui institutionnel au ministère du Plan, fruit du partenariat entre l’exécutif central et la Coopération technique belge,   qui comme il faudrait le souligner, réalise un travail stratégiquement important avec des ressources humaines et financières limitées dans un contexte difficile.
J.R.T.