La RDC dotée de son premier rapport d’information énergétique

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Le Système d’information énergétique de la Rd Congo (SIE/RDC) a rendu public jeudi 17 juin 2010 à l’hôtel Memling son premier rapport annuel. Son coordonnateur de SIE/RDC, Willy Kipoy Musalu, a déclaré que le rapport présentait  brièvement quelques informations socio-économiques clefs sur la situation du secteur de l’énergie, les statistiques énergétiques récoltées et les premières analyses pour la période 2000- 2008.

En 2008, l’approvisionnement national s’élève à 21 584 ktep (Kilotonne équivalent pétrole) et la consommation finale totale à 20 894 ktep. La consommation finale par tête de la Rd Congo de 0,31 tep s’avère fort inférieure à la moyenne africaine qui est de 0,48 tep ; la moyenne mondiale s’élève à 1,25 tep par tête. La biomasse, notamment le bois de chauffe et le charbon de bois, représente 95% de la consommation finale, tandis que les énergies commerciales se partagent le reste, à savoir 3% produits pétroliers et 2% électricité.

En ce qui concerne l’évolution de la consommation finale de l’énergie de 2000 à 2008, le coordonnateur de SIE/RDC a dit qu’elle se caractérise par une évolution croissante. En effet, elle passe de 15 733 ktep en 2000 à 20 894 ktep en 2008. Son accroissement annuel moyen est de 3,7% (soit, par hypothèse sur les consommations de biomasse, une évolution comparable à la croissance démographique).

La consommation du secteur résidentiel (96% de la consommation finale totale en 2008) atteint 19 823 ktep en 2000. Quant aux secteurs Industrie et Transport, leurs consommations passent respectivement de 176 ktep (2000) à 526 ktep (2008) et de 202 ktep (2000) et 222 ktep (2008). Dans l’industrie, a expliqué le coordonnateur de SIE/RDC, l’électricité est de loin l’énergie la plus consommé e(ce qui s’expliquerait notamment par l’essor du secteur minier) alors que le secteur Transport est dominé par la consommation de produits pétroliers.

Dans son mot d’ouverture, le secrétaire général à l’Energie, Etienne Nyembo Kitungwa, a déclaré que la Rd Congo lançait un instrument de travail pour le secteur public et privé.

Le représentant de l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEPF), Ibrahim Dabo, a signalé que ce projet a été conçu pour renforcer les capacités énergétiques du pays en palliant à la carence du système d’informations énergétique en Rd Congo.

Le projet étant  arrivé à son terme grâce à l’apport financier de la Délégation de la Wallonie- Bruxelles, sa déléguée Kathryn Brahy a souligneé que : « tout ce projet mené entre le ministère congolais de l’Energie, l’IEPF et WBl, est configuré comme une aide à la décision pour la maîtrise de l’information en matière d’énergies. L’objectif est donc national. Il est aussi international car le SIE/RDC a pour ambition de permettre au ministère de l’Energie de présenter une comptabilité énergétique efficiente réalisée selon des standards internationaux.

Rappelons que le projet SIE/RDC a été lancé le 23 juillet 2009 et fait partie intégrante du SIE- Afrique, une démarche développée depuis 1998 dans 10 pays africains, à savoir Bénin, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali et Rd Congo. 

Jean- René Bompolonga  

 

 

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