La RDC à l’école de la Guyane

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Un atelier sur le système d’enregistrement et se suivi de la production artisanale du diamant de la Guyane a démarré hier mercredi 7 avril 2010 au siège du Réseau ressources naturelles dans la commune de Barumbu.

Le système d’enregistrement de la production artisanale de la Guyane permet, selon Dorothée Gizenga, directeur général de  l’Initiative diamant et développement (IDD), structure qui anime cet atelier, un meilleur contrôle de la production et de la valeur du diamant. Il permet aussi de contrôler la contrebande, de planifier les programmes sociaux en faveur des creuseurs artisanaux.

En application en Guyane, en Amérique du Sud depuis belle lurette, ce système a été présenté comme modèle au gouvernement congolais et à la société civile opérant dans le secteur de ressources naturelles. La société civile est formée pour être au courant de ce que le gouvernement compte faire et pour aussi mobiliser les creuseurs artisanaux.

 

Selon Dorothée Gizenga, cette formation tombe à point nommé car la Rd Congo prendra en 2011, donc dans huit mois, la présidence du processus de Kimberley et il est important d’aider le pays à satisfaire le processus de façon efficace.

Elle a en outre signalé que pour le pilotage du système d’enregistrement et de suivi de la production artisanale du diamant de la Guyane, quatre pays ont été choisis. Il s’agit de la Rd Congo, de la République centrafricaine, de l’Angola et de la Guinée/Conakry.

Après la formation de la société civile, la prochaine étape sera une discussion entre la société civile et le gouvernement étudier les voies et moyens de travailler en partenariat sur cette question auprès des creuseurs artisanaux. Le directeur général d’IDD estime qu’il y a un besoin en formation sur le travail minier en Rd Congo pour les creuseurs artisanaux. « Cette formation permettra de relever leur niveau pour qu’ils deviennent de véritables agents de développement », a dit Dorothée Gizenga. 

Prévu pour deux jours, cet atelier a des modules permettant de suivre le parcours du diamant à partir des creuseurs artisanaux jusque là où il sera importé, en passant par les différents intermédiaires. « Ce système permet à tout le monde de travailler dans la légalité », a souligné le directeur général d’IDD. 

Jean- René Bompolonga 

 

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