La RD Congo et la Russie en crise politique

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Après plusieurs contestations dans les deux capitales Moscou en   Russie et Kinshasa en République Démocratique du Congo et dans l’ensemble de ces deux Etats, l’Ambassadeur Russe accrédité à Kinshasa Anatoly KLIMENTO, s’est trouvé dans l’obligation d’organiser une conférence de presse, hier mercredi 14 décembre. Notons que ladite conférence a  démarré avec Dmitry KOREPANOV, conseiller du ministre et Galline SIDOROVA conseiller politique, question de sécurité avant l’arrivée de l’ambassadeur.
 
Face aux médias, il a parlé  de l’élection présidentielle congolaise du 28 novembre ainsi que des législatives russes  du 4 décembre 2011. Rappelons que les deux scrutins  ont été contestés  par les populations. Cela a été exprimé par plusieurs manifestations violentes dans les deux pays. 
 
Pour la Fédération de la Russie, le suffrage exprimé du taux de participation s’élève à 60,2 %. Le parti « Russie Unie », cher au président sortant DMITRI MEDVEDEV  a obtenu 238 sièges au lieu de 315 qu’il détenait après les législatives précédentes. Le parti communiste (KPRF) a gagné 92  sièges contre 57 dans la Douma de la précédente législature. Le parti Russie Juste en est sorti avec 64 sièges contre 38 et enfin le parti Libéral-Démocrate (LDPR)  56 contre 40. Telles sont les informations fournies  par Leonid IVLEV, vice président de la Commission électorale  centrale de Russie (CEC). 
Pour l’ambassadeur  de   Russie, il n’y a pas eu fraude. Car les élections se  sont déroulées dans un climat de paix. Notons cependant que « tous les Russes ont voté même ceux de la diaspora » a certifié Mme Galina SIDOROVA  conseiller politique, question de sécurité.
 
« Les protestations de Moscou sont les fruits des  ennemis de la Russie qui tiennent à ce que la  Russie soit divisée, sous prétexte qu’elle serait trop vaste et difficile  à gouverner» indique Anatoly. 
Quant à la présidentielle  du 28  novembre, l’ambassadeur russe  a félicité le gouvernement  congolais. Il a  cependant  noté que  l’élection  présidentielle  a été  marquée par quelques irrégularités. D’où il faut une cohésion nationale. S’agissant  des  contestations  congolaises, l’ambassadeur russe  a indique  que lors de ses échanges aves les membres  du gouvernement, dans la matinée  il a demandé  que la CENI et toutes les missions d’ observations  se mettent ensemble pour  traiter chaque cas  d’irrégularité relevée.
 
 MOSCOU : 70 ANS DEJA 
 
Au cours de la Deuxième Guerre Mondiale (1940-1945), l’Allemagne était en passe de conquérir la ville de Moscou, aujourd’hui capitale de ladite Fédération. La bataille de  Moscou également appelée ‘’Opération TYPON’’, désignait le plan  allemamd  dirigé  par le groupe  d’armées du  centre  vaincu par les patriotes  russes  le 05 décembre 1941. 
On rappelle  que  le 22 juin 1941 , l’Allemagne , la Roumanie, la Hongrie et la Slovaquie  déclarent  la guerre à l’ Union  Soviétique. Avec  ses alliés Adolph HITLER,  a aligné 3.600.000 soldats, 3.648 chars , dont 444 d’un modèle récent, le Panzer IV appuyé par 2.510 avions. L’Allemagne engage 159 divisions  sur les 220 dont elle disposait soit 73% des effectifs totaux de la Wehrmacht  pour conquérir la ville de Moscou.
L’offensive allemande vise l’encerclement de la région de Moscou. La première « pince » est dirigée vers le Nord et doit permettre de couper la voie ferrée entre Moscou et Leningrad. La seconde « pince » est orientée vers le Sud tandis que la 4ème armée allemande avance directement sur Moscou depuis l’Ouest.
En ce moment-là, Moscou est transformée en  forteresse. Pour renforcer le moral de l’Armée rouge et de la population, le Chef d’Etat, Staline, ordonne que le traditionnel défilé militaire du 7 novembre se déroule à la Place Rouge. Pendant ce temps, les forces soviétiques opèrent une défense stratégique de la région de Moscou en construisant trois ceintures avec les troupes de Sibérie et d’Extrême-Orient. D’où, une vaste contre offensive visant à repousser la Wehrmacht sur ses positions à Orel, Viazma et Vitebsk arrive à anéantir trois armées allemandes dans l’opération. Malgré la victoire du 05 décembre 1941, la ville de Moscou reste dans l’insécurité jusqu’en octobre 1943 lorsque Smolensk est reprise.
Le résultat principal de la contre-offensive de l’Armée Rouge en décembre 1941 est la liquidation de la menace immédiate sur la capitale de l’URSS. Outre le poids politique, Moscou était au centre de toutes les voies de communication. Sa perte aurait causé un terrible préjudice à toute action militaire et au potentiel industriel.
 
Dorcas Nsomue

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