La qualité de l’enseignement en question

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Sous le double parrainage des ministères de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté (EPS/INC) et de l’Enseignement Technique et Professionnel (EPT), le séminaire-atelier d’autoévaluation des activités de l’inspection générale de l’EPSP, pour l’exercice 2014-2015 s’est ouvert le samedi 25 juillet 2015, au Centre Béthanie, dans la commune de la Gombe. Pendant cinq jours, les inspecteurs vont réfléchir autour du thème : « L’incidence de l’inspection scolaire sur la qualité de l’enseignement en 2014-2015 ». L’ouverture de ces assises a bénéficié de la présence de toute la hiérarchie de l’Inspection générale à l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), à laquelle s’est jointe celle des proches collaborateurs des deux ministres de tutelle.

Dans son mot d’ouverture, Maker Mwangu, ministre de l’EPS/INC, a circonscrit l’objectif poursuivi par cette rencontre : évaluer les actions de l’inspection générale par rapport à ses missions traditionnelles en général, et en particulier par rapport aux assignations communiquées lors des assises de la Promotion scolaire nationale 2014. Il a rappelé que le contrat-programme 2015 a imposé à l’inspecteur, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Intérimaire de l’Education (PIE), de veiller à la prise en compte par les opérateurs pédagogiques de tous les facteurs susceptibles  de promouvoir  la qualité et la pertinence des enseignements.

            Parmi ces facteurs à évaluer pour la qualité, le ministre a cité l’utilisation des manuels fournis gratuitement par le Gouvernement de la République, l’existence des laboratoires, la constitution des bibliothèques scolaires, le fonctionnement de différents comités de gestion, le suivi de l’application des programmes d’enseignements, etc. S’adressant spécifiquement aux participants, Maker Mwangu a souligné que l’activité d’autoévaluation exige l’objectivité, la conscience professionnelle et l’humilité. Ainsi, il a recommandé qu’en dehors de leurs activités inspectorales de routine, qu’ils fassent apparaître les résultats enregistrés dans le sens de l’amélioration de la qualité des  enseignements dans nos écoles. Cela reste d’ailleurs l’un des objectifs majeurs de la Réforme éducative en cours de réalisation. Pour lui, un inspecteur n’est pas un commerçant ; il n’est pas normal qu’il soit plus regardant lorsqu’il s’agit de l’évaluation alors qu’il néglige les autres missions de l’inspection. Il leur a enjoint de faire ressortir les contraintes et les difficultés rencontrées, sans toutefois oublier de formuler des suggestions constructives en rapport avec les réalités du terrain.

Former une main-d’œuvre qualifiée pour le développement de la RDC

            Jean Nengbangba, ministre de l’EPT, a expliqué l’opportunité de créer son ministère car notre pays ne pourra progresser sans mettre un accent particulier sur l’enseignement technique ; lequel va former une main-d’œuvre qualifiée pour répondre aux besoins de développement de la RDC. Il a ainsi demandé aux participants d’établir des statistiques globales et sectorielles qui permettront aux deux ministères de déceler les progrès et les faiblesses, et si possible, des solutions indiquées. Pour plus de collaboration et d’efficacité, il a demandé à l’Inspecteur général de l’EPSP, Michel Djamba, d’associer un membre de son cabinet à cette réflexion. Par contre, ce dernier, dans son mot de bienvenue prononcé au début de cette cérémonie, avait déjà signalé que de toute évidence les participants attendaient de recevoir, des deux ministres présents, des orientations pour consolider l’espoir de l’amélioration du système éducatif rdcongolais.

            En outre, l’Inspecteur général a rappelé que l’année scolaire 2014-2015 a été déclarée par l’Autorité ministérielle « Année de la qualité de l’enseignement ». A cet effet, il a affirmé que la recherche de la qualité de l’enseignement reste le leitmotiv de toutes les actions éducatives. Voila pourquoi, a-t-il conclu, l’inspection scolaire se donne aujourd’hui le devoir de vérifier le niveau d’exécution des assignations ministérielles ainsi que des recommandations de la Promo scolaire 2014.

SAKAZ