La protection des bibliothèques est un défi mondial

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« Le livre est un indice de développement ». « Les livres sont aussi les trains que les auteurs empruntent pour voyager ». Tel est le résumé que font les usagers de la lecture surtout en bibliothèques afin d’approfondir leurs connaissances. Cependant, ce monde est confronté à plusieurs problèmes. Raison pour laquelle, l’ambassade des Etats-Unis a tenu à organiser une vidéo-conférence, hier lundi 14 mai 2012 à son siège. Elle était animée par une experte en la matière, Phoebe Marshall – Raimbeau à partir de Paris. Cette vidéo-conférence avait pour thème : les nouveaux défis en bibliothèque.

Il était question d’échanger sur les difficultés que rencontrent les bibliothécaires congolais afin de pouvoir trouver des solutions. Car, le monde de la bibliothèque est un secteur très sensible mais aussi très négligé par les gouvernements central et provinciaux  ainsi que les partenaires.

Certes, cette conférence avait trois volets. La question de financement pour renforcer les gestionnaires des bibliothèques étaient prise en compte. Hélas ! Pas de solution. Pour pallier cette situation qui ronge le secteur sur le plan mondial, il y a lieu de stimuler les bailleurs de fonds en leur expliquant l’importance de l’entretien de cette œuvre qui est à la base du renouvellement de l’intelligence humaine et du renforcement des capacités que celle-ci octroie à la jeunesse, aux adultes ainsi qu’aux chercheurs.

 L’avènement de nouvelles technologies dans le domaine de l’information et de la communication veut son pesant d’or. Mais, cela  affaiblit le secteur de la bibliothèque car tout le monde se réfère aux sites web pour faire des recherches. Ceci créé l’absence des lecteurs dans les bibliothèques alors que les informations fournies sur l’internet sont insuffisantes et incomplètes. Pour remettre les esprits en place afin de lever l’option du retour à la fréquentation des bibliothèques, il faut une forte sensibilisation à tous les niveaux. Cela fait appel à la transformation des bibliothèques en lieux d’échanges des cultures, des professions, etc… entre les lecteurs, en organisant des portes ouvertes, des animations culturelles, etc. de manière permanente.

On note en outre que l’animatrice principale de la conférence déplore la situation qui prévaut en Grande-Bretagne où toutes les bibliothèques sont en train de fermer leurs portes, faute des moyens financiers, politiques, etc.
En ce qui concerne la République Démocratique du Congo, la culture de la lecture est un grand défi à relever car la majorité de la population n’a pas la culture de la lecture. Il en est de même pour les intellectuels.
La révolution est au stade primaire c’est-à-dire, créer les bibliothèques scolaires dans chaque école et ensuite apprendre aux élèves à lire les ouvrages compatibles avec leur niveau. Cela pourra faciliter les choses car l’on constate que la culture de la lecture naît en année terminale au niveau universitaire.

Il faudrait souligner qu’en RD Congo, ce terrain glissant doit réunir toutes les couches possibles, voir eles enseignants de l’école primaire et secondaire et les professeurs d’université car les connaissances qu’ils transmettent aux élèves et aux étudiants font partie de la science qui est évolutive. Quant aux personnels engagés dans ce secteur, il est question  d’assainir les milieux et avoir les personnes habilitées, c’est-à-dire les bibliothéconomies qui ont des connaissances des logiciels informatiques tels que la bureautique, le blog, etc.
Pour les gestionnaires des fonds de l’Etat congolais, il sied de prendre en considération et en charge les bibliothèques car elles sont  d’une grande importance pour tous.

Dorcas Nsomue

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