La problématique de l’aménagement du territoire et des infrastructures au centre d’un atelier des députés nationaux

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 Grâce à l’appui du Fonds européen de développement, il se tient depuis jeudi 21 juin 2012, au Cercle Elaïs, dans la commune de la Gombe, un atelier au profit des députés nationaux sur la problématique de l’aménagement du territoire et des infrastructures en République démocratique du Congo.
La journée du samedi 22 juin 2012, a été marquée essentiellement par l’intervention du Directeur général de la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP). Dans son exposé sur « Les marchés publics dans le secteur de l’aménagement du territoire : constats et propositions », Grégoire Kwadje Lumery s’est apaisanti sur la place des marchés publics dans le secteur de l’aménagement du territoire. 
Les marchés publics, a relevé le Directeur général de la DGCMP, occupent une place prépondérante dans le secteur de l’aménagement du territoire. Ils conditionnent même la réussite de la politique tracée par l’autorité contractante. L’aménagement du territoire, a-t-il précisé, repose sur une politique et une planification bien définies dans lesquelles sont précisées la vision et les cations à mener. Et la mise sur pied de cette politique nécessite, préalablement, des études qui font appel à l’organisation et à la passation des marchés de prestations intellectuelles.
Ainsi, au moyen des termes de référence clairs et précis, l’autorité compétente aura à lancer un processus de marché aux termes duquel une bonne option sera retenue. Une fois le plan d’aménagement territorial obtenu, il devra être exécuté dans tous ses volets : transports, voiries, infrastructures, logements sociaux… Mais que constate-t-on ?
 
L’Etat, les provinces et les entités territoriales décentralisées sont des autorités contractantes auprès de qui sont instituées des Cellules de gestion des projets et de passation des marchés publics (Organe chargé de gérer les projets et de passer les marchés). Et, dans le cadre de la décentralisation, ces autorités contractantes demeurent compétentes pour décider dans le domaine de l’aménagement du territoire. Cela d’autant plus que les travaux d’intérêt provincial et local relève de la compétence exclusive des provinces.
Malheureusement, a déploré Grégoire Kwadje Lumery, le budget d’investissement ou les moyens financier mis à la disposition des autorités provinciales, en vue d’accomplir leur mission restent très insuffisants. « Avec un peu de ressources, il y a souvent attribution des marchés de complaisance qui aboutissent à une mauvaise exécution», a-t-il conclu.
 
Pour relever ce grand défi, le Directeur général de la DGCMP a proposé un certain nombre des pistes, dont notamment : former, informer et sensibiliser les acteurs qui interviennent dans les secteurs des marchés publics et de l’aménagement du territoire, dans la mesure où les 2 secteurs sont intimement liés, l’un conditionnant l’autre ; accélérer la mise en place de différents organes de passation et de contrôle des marchés publics tant au niveau central que provincial, en vue d’une bonne prise en charge des projets et des marchés publics dans le cadre de l’aménagement du territoire ; doter les provinces ainsi que les entités territoriales décentralisées des budgets conséquents pour leur permettre de passer des marchés publics en rapport ave l’aménagement du territoire. Etant donné que les dépenses publiques sont en grande partie effectuées dans le cadre du système de passation des marchés publics ; renforcer le mécanisme de contrôle (Inspection générale des Finances, Cour des comptes…), etc. 
 
Michel LUKA 

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